Palmier dattier
Par Kary, dimanche 14 octobre 2007 à 10:15 :: Fruits et produits d'Afrique :: #431 :: rss

photo : Plantes du Sud
Le palmier-dattier est un arbre de la famille des Arécacées, largement cultivé pour ses fruits : les dattes. C'est l'arbre des oasis sahariennes. On ne connaît pas cette espèce à l'état sauvage.
Nom scientifique : Phoenix dactylifera L., famille des Arécacées, sous-famille des Coryphoideae.
Nom commun : palmier-dattier, dattier, dattier cultivé. de : Dattelpalme, en : date palm, es : palmera datilera.
C'est un grand palmier de 15 Ã 30 m de haut, au tronc cylindrique, le stipe, portant une couronne de feuilles.
Les feuilles sont pennées, finement divisées et longues de 4 à 7 mètres.
L'espèce est dioïque et porte des inflorescences mâles ou femelles, appelées spadices, enveloppées d’une très grande bractée membraneuse, la spathe. Les fleurs femelles ont trois carpelles indépendants, dont un seul se développe pour former la datte.
Les fruits, les dattes, groupées en régimes, sont des baies, à chair sucrée entourant un « noyau » osseux qui est en fait la graine.
La pollinisation se fait par le vent (anémophilie), cependant en culture, le nombre réduit de palmiers mâles (en Algérie, où ils sont appelés dokkars, on en compte souvent un pour 100 pieds femelles) oblige à pratiquer une pollinisation artificielle.

Photo :IRD
La propagation des palmier-dattiers se fait soit par clonage, soit par prélèvement de drageons afin de conserver les cultivars choisis. En effet, le palmier est hétérozygote et un simple semis ne permettrait pas de retrouver les qualités gustatives du fruit d'origine. Cela dit, le semis est très facile et peut, dans des cas rares, être à l'origine d'un cultivar intéressant. Pour les semis en pot, prévoir un pot plus haut que large car la graine développe une longue racine pivot avant de produire sa première pousse aérienne environ 2 mois après le semis.
Dans les régions ne descendant jamais sous -10°C, on peut planter la graine directement en extérieur après l'avoir laissé germer dans un verre d'eau. Un plant femelle mettra environ 10 ans à fructifier s'il est à proximité d'un plant mâle et bénéficie du climat adéquat.
Le dattier cultivé est connu depuis la plus haute Antiquité. Son origine serait située dans l'ouest de l'Inde ou dans la région du golfe persique. Il est répandu dans toutes les zones chaudes d'Afrique du Nord, le Sahara, depuis l'Atlantique jusqu'à la mer Rouge, ainsi qu'au Moyen-Orient et vers l'est jusqu'à l'Indus.
Sa zone de prédilection se situe entre le 15e et 30e degré de latitude nord. Plus au nord, il peut être cultivé, mais ne fructifie pas ou donne des fruits médiocres.
Il a été introduit dans les cinq continents, en particulier en Amérique à partir du XVIe siècle et en Australie au XIXe siècle. Il est l'objet de cultures commerciales en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et aux États-Unis (Californie, Arizona).
Il existe des centaines de variétés qui se rattachent à deux grands groupes : les dattes sèches et les dattes molles. Parmi les dattes molles, les plus appréciées en Europe, la variété la plus connue est la deglet nour. Pour inventorier les cultivars du dattier, les variétés cultivées dans les oasis sont identifiées par des appelations vernaculaires. Les signes de l'arbre adulte (le palmier) et surtout les fruits constituent les meilleurs critères pour distinguer entre les variétés. Les efforts de caractérisation sont hétérogènes d'un pays à un autre. Aujourd'hui, sur la base d'une proposition maghrébine, Bioversity International a édité les descripteurs du palmier-dattier, ce qui permettra de décrire les variétés selon un standard commun. En Algérie, le nombre de cultivars inventoriés dépasse les mille (1300). En plus des cultivars identifiés, il existe dans les oasis des palmiers issus de francs et qui sont non identifiés par des appellations. Ce sont soit des palmiers mâles soit des arbres femelles récemment sélectionnés ou non identifiés encore. Cette catégorie est très riche en diversité et représente 1 à 10 % du nombre de palmiers dans une oasis. Les palmiers mâles sont appellés sans distinction Dokkars et les autres francs femelles sont connus sous les vocables : Khalt, Ighess, Noya, Aghemmu, A'dam, Dguel, Degla, etc. selon les régions. Ainsi le nombre de génotypes existants dépasse les estimations de quelques 100 à 150 000 spécimens. À force de généraliser la culture de variétés dites meilleures ou de bonne qualité ou encore d'exportation, le plus grand nombre de variétés et surtout de khalt (francs) et de dokkars sont soumis à une érosion dramatique. Plus de 50% des palmiers sont de la dite Deglet Noor, bien qu'il existe d'autres spécimens de variétés mieux adaptées plus résistantes à la sécheresse et aux maladies et encore plus productives ou plus précoces.








Commentaires
1. Le dimanche 14 octobre 2007 à 10:43, par patriarch
2. Le jeudi 25 octobre 2007 à 10:38, par Alphonse
Réponse de Kary le jeudi 25 octobre 2007 à 13:12
3. Le mercredi 2 juillet 2008 à 12:53, par Palmweb
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