Malheureusement, il a été licencié sans être poursuivi judiciairement après avoir été surpris en flagrant délit de vol. Il a été embauché dans une deuxième société spécialisée dans les crédits de consommation. Suite à une faute professionnelle, il a été licencié et devint chômeur. Faisant la connaissance d’un escroc notoire, il s’est jeté dans ce monde sans fin de l’arnaque. D’un intermédiaire qui se contentait à mettre les victimes dans les filets d’un escroc, il est devenu au fil du temps un arnaqueur professionnel.

Il était âgé de vingt-six ans quand il a été arrêté pour la première fois et condamné à six mois de prison ferme.

Relâché, il a été épinglé une deuxième fois et a purgé une peine d’un an de prison ferme pour le même motif. Par la suite, il a purgé trois autres peines d’emprisonnement, allant d’un à deux ans. «Je n’ai jamais filouté personne, M. le président…», a précisé Abdellah devant le juge de la chambre correctionnelle. Etonnant. Toutes les victimes qui avaient porté plainte contre lui, tous les policiers qui l’avaient arrêté, tous les procureurs du Roi qui l’avaient interrogé et tous les magistrats qui l’avaient jugé coupable et l’avaient condamné avaient-ils tort ?

Le substitut du procureur du Roi a étalé dans son réquisitoire le parcours criminel du suspect. Un parcours qui a poussé sa femme à demander le divorce et la prise en charge des enfants, a affirmé le substitut du procureur du Roi avant de requérir une peine maximale contre Abdellah. Cette peine est de cinq ans de prison ferme selon l’article 540 du code pénal. Cela dit, le tribunal l’a jugé coupable avec circonstances atténuantes. Finalement, il a été condamné à trois ans de prison ferme.