Cameroun ... Source : Le Messager
Un contrôle de gendarmerie à l’origine du drame survenu hier en après-midi au marché de Penda Mboko, une bourgade située sur la nationale N°5 Douala-Bafoussam, à un jet de pierre de Mbanga.
Lundi 26 novembre 2007. C’est le jour du grand marché de Penda Mboko (bourgade située à un jet de pierre de Mbanga). Les revendeuses (Bayam selam) et ménagères affluent pour faire des emplettes. La circulation est dense et même embouteillée sur la Nationale n°5 (Douala – Bafoussam). Des forces de maintien de l’ordre multiplient les contrôles routiers devant l’issue de ce marché, qui mène à la carrière de sable de Kotto. Vers 14 heures, un camion de distribution des boissons d’une société brassicole de la place quitte la chaussée. Il est en vitesse inouïe. Dans cette course folle, la semi-remorque chargée de casiers vides renverse tout sur son passage, avant d’aller stopper sa course à 200 mètres plus loin dans la broussaille. Il percute un taxi en surcharge (sept occupants). Le chauffeur du taxi s’apprêtait à se plier à un contrôle des éléments de la gendarmerie. Plusieurs personnes postées en bordure de route sont également bousculées par le camion de distribution.
Sur le carreau, onze (11) personnes sont arrachées à la vie. Les sept occupants du taxi et plusieurs piétons. “ Nous étions trois personnes, mon ami Gafu Justine, sa cousine Finke Hélène en train de deviser en bordure à une cinquantaine de mètres du lieu de l’accident, lorsque nous avions été surpris par la vitesse avec laquelle la semi-remorque venait droit sur nous. En tentant de fuir la roue de la semi-remorque est montée sur ma jambe et percuté les deux autres. Hélène est morte sur le coup ”, raconte Gorges Ojam Ongbe, étudiant en faculté de droit à l’Université de Dschang, rescapé, actuellement interné à l’hôpital de district de Mbanga. “ Moi, je ne sais pas comment ça s’est passé la suite ; je me souviens que j’ai tenté de fuir et puis on m’a tiré seulement sous le camion ”, témoigne Justine Gafu, sous soin intensif à l’hôpital de Saint Jean de Malte de Njombe. “ Je suis Bayam selam, j’avais fini de faire mes achats. J’étais en bordure de route devant ma marchandise, à la recherche d’un transporteur pour Douala, lorsque j’ai été surpris par la semi-remorque, j’ai tenté de fuir, je ne me souviens plus de la suite, je me suis seulement retrouvé à l’hôpital de Njombé, sous soins intensifs ”, raconte Lucie Mbih. Mme Jeannette Happy, Bayam selam, habitant le quartier Bépanda Safari, n’a pas eu la même chance. Elle est décédée sur le champ. > Lire la suite