Wade devra rendre des comptes au Sénégal lundi 19 février 2007
“Je vous dis ici et maintenant que le problème du Sénégal, ce n’est pas que ses dirigeants sont incompétents, mais c’est que le Sénégal est dirigé par un criminel. C’est ça le fond du problème, qu’on le veuille ou non”, lance Talla Sylla devant une foule nombreuse au marché central de Fatick.
Et, pour bien enfoncer le clou, Talla Sylla rajoute : “Que ce soit clair. Aujourd’hui, ils sont au pouvoir, ils pillent le peuple, mais nous, en ce qui nous concerne, il n’y a ni famille, ni ami, ni confrérie. On fera ce qu’on doit faire une fois au pouvoir. Personnellement, je pardonne pour tout ce qu’on m’a fait, mais je ne peux pardonner pour ce qui a été fait au Sénégal et aux Sénégalais. Si moi, Talla Sylla, je suis élu le 27 février 2007, Tous ceux qui ont volé l’argent du Sénégal payeront. J’ai entendu des gens dire qu’il faut rassurer Wade pour avoir des élections paisibles et transparentes, mais il n’y a rien à rassurer. Que ce soit Ablaye Wade, Karim Wade, Viviane, Sindiély Wade ou tout autre personne de son entourage ou ailleurs, tous ceux qui ont volé rendront compte”. Et pour le leader du Jëf-jël, “il ne s’agit pas de règlement de comptes ou d’audits comme ceux de Wade, mais il doit être clair dans l’esprit de tout le monde que l’argent volé au Sénégal et au peuple sera rendu et les coupables mis en prison s’ils ne remboursent pas”.
Je suis évidemment d'accord sur tout, sauf sur : pas de prison si il y a remboursement. Cette mansuétude n'existe pas pour un voleur de poules pourquoi existerait-elle pour Wade and Co ?
En réalité cette mansuétude est l'aveu, sans doute inconscient mais partagé par quasiment l'ensemble des sénégalais, qu'une fois au pouvoir on peut se servir. Le seul risque étant de devoir rembourser une partie du fruit du pillage.
La punition encourue par certaines catégories sociales devrait être bien supérieure à celle infligée au commun des mortels pour les mêmes faits. Je m'explique : en dehors des sommes qui sont souvent sans communes mesures, le vol et le détournement commis par certaines catégories socio-professionnelles est infiniment plus grave et dandereux que celui commis par un petit voleur.
Les politiques et les représentants de certaines institutions ou corps, à savoir : notaires, juges, avocats, huissiers, personnels d'état civil, policiers de toutes catégories peuvent, par leurs actes, mettre en danger la crédibilité des institutions.
Et, c'est ce qui arrive !
Peut-on objectivement faire confiance aux juges, notaires et huissiers ? Certainement pas... Certains d'entre eux ont commis, dans le passé, des actes qui auraient du les conduire en prison pour de longues années et que leur est-il arrivé ? Quasiment rien...
Ces comportements ne concernent pas TOUS les membres de ces professions mais rejaillit sur eux. Il est utile de rajouter que si cela ne concerne pas tous les membres, en revanche je n'ai jamais entendu un membre de ces professions réclamer un châtiment exemplaire pour un de ses collègues ayant commis des actes répréhensibles. La solidarité professionnelle et de classe prend quelque fois le nom de complicité...
Les membres des corps professionnels cités plus haut sont les garants de la bonne marche d'institutions essentielles de la république garante elles-même de la démocratie.
Si ces personnes sont corrompues ou si la majorité d'un corps l'est, l'institution ne garantit plus que l'iniquité et l'injustice au citoyen. Qui, quand même pas si idiot que le Pds le croit, n'a plus aucune confiance et s'en méfie. Ce qui devait protéger le citoyen se retourne contre lui.
Les corps de métier que j'ai cité ne suscite que méfiance de la part de la population, et le mot est faible... Leurs représentants convaincus d'indélicatesse, corruption ou détournement devraient être condamnés à de très lourdes peines sans libérations anticipées et avec confiscation de tous les biens.



















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