Vers la victoire du candidat Abdoulaye Wade lundi 26 février 2007
par Moustapha Ndéné Ndiaye
Les premiers résultats de l'élection présidentielle dégagent une bonne tendance pour le candidat sortant maître Abdoulaye Wade. Il est largement devant ses adversaires qui ont du mal à suivre son rythme infernal.
La seule inconnue est de savoir s'il y aura un deuxième tour ou non. Et à l'allure où tombent les résultats mieux vaut penser que l'affaire se présente bien pour le candidat de la coalition Sopi. L'idée d'une victoire au premier tour prend de plus en plus forme au vu des tendances. Aussi bien au Sud que dans le Nord, il marque une forte présence malgré la résistance de Robert Sagna, bien positionné dans sa ville natale, comme prévu.
Dans ce ciel bleu qui traverse de part et d'autre la carte électorale du Sénégal jusqu'à l'étranger, Idrissa Seck a bien obtenu sa victoire symbolique et très utile pour la suite, en faisant dès les premiers résultats le break dans la cité du rail. Il tient bon dans le reste de la région de Thiès. Globalement, il arrive après Wade en étant présent partout comme le candidat de la coalition Sopi 2007.
Le candidat du PS, Ousmane Tanor Dieng, n'a certainement pas pris les grandes zones de turbulence où se débattent la Ld, Aj ou encore Talla Sylla, et il talonne Idrissa Seck. Toutefois, on a du mal à reconnaître dans ces premiers résultats l'élan des grandes promesses et performances populaires qu'il affichait en pleine campagne électorale. Il ne s'impose dans aucune zone en particulier, même si Dakar lui offre des résultats encourageants. Et pour le symbole, il est largement gagnant dans son fief de Nguéniène. A l'heure qu'il est, son coude à coude avec Idrissa Seck peut réserver des surprises. D'ailleurs aux toutes dernières nouvelles, il opère un retour en force devant le maire de Thiès.
Moustapha Niasse fait certes de la résistance dans le centre du pays mais ce n'est pas suffisant pour suivre le trio de tête. Alors qu'il a annoncé aujourd'hui même que cette élection présidentielle serait sa dernière, c'est déjà le chant du cygne pour l'homme qui en 2000 avait été un acteur décisif de la victoire du Sopi. Toutefois, il lui reste des cartes à jouer dans le cas hypothétique d'un deuxième tour, qui imposera des jeux d'alliance.
Enfin, Talla Sylla a du mal à émerger de ce scrutin, qui tout compte fait est sa première participation à une élection présidentielle. Sa forte présence dans le débat politique aurait du lui valoir davantage de voix ; il est tout de même collé aux représentants traditionnels de la gauche sénégaliase, Bathily et Landing. Ces derniers alternent le bon et le moins bon, à quelques courtes longueurs d'avance des tout derniers de la classe : les candidats indépendants ainsi que Doudou Ndoye, Cheikh Bamba Dièye et Louis Jacques Senghor. Même leur rôle de faiseurs de roi au deuxième tour peut être largement compromis.



















Réponse de naomed le lundi 26 février 2007 à 02:50
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