senegal politique, weblog,blog,politique,senegal,parti, election, gouvernance, transparence,corruption,detournement,bakchich,pot de vin,info,information,actualite,nouvelles,news,afrique,tourisme,hotel,avion       blog politique du sénégal. news et informations, nouvelles, actualités, senegal, info, infos. Les politiciens : Abdoulaye Wade, Idrissa Seck,Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Bathily, Dansokho, Landing Savane, PDS, PS, PIT, And Jeff. corruption, abus de pouvoir, détournements de fonds, développement, école, éducation, femmes, santé       blog politique du sénégal. news et informations, nouvelles, actualités, senegal, info, infos. Les politiciens du Sénégal : Abdoulaye Wade, Idrissa Seck,Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Bathily, Dansokho, Landing Savane, PDS, PS, PIT, And Jeff. corruption, abus de pouvoir, détournements de fonds, développement, école, éducation, femmes, santé       Blog politique du Sénégal

Politique au Sénégal
Le seul blog du Sénégal qui vous fait réfléchir sans douleur et sans vous sentir idiot

Au Sénégal, plus d'optimisme...

Un commentaire récent m'encourage a être plus optimiste. Pas si facile.

Quand j'étais jeune, il y a une trentaine d'années, je pensais que le monde de demain, c'est à dire aujourd'hui, serait différent de celui dont nous avions hérité. Etant sous entendu qu'il serait plus juste, qu'il serait plus sécurisé pour les populations.

Je pensais qu'inéluctablement les hommes, et les femmes bien sûr, s'émanciperaient, que l'éducation leur permettrait d'échapper à la superstition et au culte de la personnalité.

Je pensais que nous fabriquerions de nouvelles traditions, de nouvelles règles sociales en adéquation avec nos besoins et nos aspirations. Que nous sortirions de la culture de la fête et du repos.

Je pensais que nous prendrions notre destin en main. J'étais optimiste... > Lire la suite



L'adultère est toujours illégal au Sénégal...

Il est curieux de constater que l'adultère soit toujours illégal au Sénégal. L'adultère n'étant qu'un problème privé mettant en cause 3 personnes, il est révélateur de voir la justice pénaliser la chose.

Entre personnes consentantes, si elles ne le sont pas cela ne s'appelle plus adultère, cette pratique relève de la liberté individuelle.

Comme il appartient au conjoint de l'adulté rin/e (?) de ne pas apprécier la chose et de demander le divorce.

Cette répression est un recours contre le délit d'atteinte au droit de propriété. Les femmes étant considérées comme la propriété des hommes, selon leur statut : leurs pères et frères et ensuite 1/2, 1/3 ou 1/4 de mari selon le nombre de co-épouses... > Lire la suite



Faire un blog, ça coûte...

Faudrait pas croire, faire un blog c'est coûteux. D'abord en temps, mettre en ligne ce blog me prend entre une et trois heures par jour. C'est pas rien.

Ensuite en argent. La fréquentation du blog et les nombreux flux RSS m'obligent à avoir une bande passante relativement conséquente.

N'étant pas marabout, Wade n'a pas proposé de m'offrir au choix : un voyage à la Mecque ou de la bande passante. Dommage ça m'aurait bien arrangé. > Lire la suite



Sénégal : nouveau ministre de l'énergie...

Pour régler définitivement tous les problèmes d'électricité, de gaz oil, de gaz et autres biocarburants, Wade vient de nommer Samuel Sarr ministre. Un nom difficile à oublier puisqu'il rappelle de tristes souvenirs : les coupures d'électricité deux fois par jour pendant des mois... Mais, disait-il, les problèmes sont maintenant derrière nous...

Suis pas sûr que ce soit un bonne idée. > Lire la suite



Au Sénégal, le réseau téléphonique est sensible au nom de la marque...

L'association Sos Consommateurs vient de porter plainte contre la société Orange ex-Sonatel pour des motifs assez étranges. Dans l'exposé de sa plainte il est mentionné que "non seulement ce changement de simple label de produit n'a ni apporté réduction de coût, ni amélioration de qualité du service bien au contraire, mais on ne sait par quelle alchimie juridique la Sonatel a pu, unilatéralement, substituer ces produits sans explication, ni consultation préalable des usagers".

Ce premier motif est déjà bizarre. Une société peut changer son nom sans devoir demander l'avis de qui que ce soit puisque cela ne change rien pour le consommateur. Allant plus loin, l'association déclare que "nous avions saisi l'opérateur Sonatel pour lui notifier notre ferme opposition au remplacement des produits Sonatel par des produits Orange appartenant à une société étrangère et dont le coût financier pour les consommateurs, était de l'ordre de six milliards de francs Cfa par an".

Il connait le montant des bénéfices distribués cette année, celui qui a pondu la plainte ? > Lire la suite



On est pas toujours délicat au Sénégal...

Lors d'une réunion du front « Siggil Sénégal »

à Pikine, Pape Diouf a assimilé « ceux qui s’agitent autour de Wade »

à la « dernière race après celle des crapauds»


C'est pas délicat délicat mais cela a le mérite d'être clair...



La société civile commence à me les briser menues menues....

Le Professeur Amsatou Sow Sidibé, Directrice de l’Institut des Droits de l’Homme et de la Paix (IDHP), initiatrice de la table ronde « Législatives 2007 : plaidoyer pour la consolidation de la démocratie au Sénégal », tenue mercredi à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, affirme « il n’est jamais trop tard pour bien faire et il faut arriver à une paix des cœurs et créer les conditions favorables pour que l’opposition, dans son ensemble, puisse participer aux prochaines élections législatives ». Pour elle, « il est acquis que tout le monde veut le dialogue » et il suffit de créer les modalités, dans le dialogue et l’entente, pour que la démocratie participative soit sauvée et que tous les acteurs politiques soient représentés au Parlement.

D'où elle a sorti cela que tout le monde veut le dialogue ? Alors que Wade a précisément fabriqué cette situation et refuse depuis tout dialogue...

Cette société civile est peut-être de bonnes intentions, mais l'enfer est pavé de bonnes intentions... Mais quand cette société civile parle, j'ai comme un malaise.

Je ne comprends pas ce qu'est la société civile.

A l'entendre, la société civile serait un sorte d'arbitre entre les politiques et... les politiques. Arbitre investi par quelle autorité ? Légitimée par qui ? Emanant d'où ?

La société civile se présente comme neutre, mais comment peut on être neutre ? Les membres de cette dite société civile ne sont-ils pas des citoyens, ne pensent-ils rien des dernières élections ? La neutralité est une attitude bien commode et bien hypocrite. Car enfin, la situation présente au Sénégal se résume à une question et une réponse :

Les élections ont-elles été transparentes et sincères ? Si oui l'opposition a tort et Wade a raison de ne pas remettre en cause le processus, si non l'opposition a raison, Wade a tort et il doit accepter le dialogue. > Lire la suite



La bétise humaine est décidément incommensurable....

Lu dans le Quotidien du 25 avril.

Un apprenti qui commentait des portraits de marabouts dessinés sur un mur se fait éventrer par le talibé auteur des graffitis.

Sous le prétexte que l'apprenti chahutait ses deux marabouts, le talibé est entré en "transes". Cet réaction fanatique est terriblement malsaine et ressemble fort au résultat d'un véritable endoctrinement pervers.

Les marabouts si rapides à voir et dénicher la présence démoniaque en tous lieux, fabriquent et entretiennent en leur sein, volontairement et sans scrupules une clique d'individus fanatiques et lobotomisés. > Lire la suite



LES CAHIERS DU FORUM CIVIL / BONNE GOUVERNANCE - Pour une refondation de l’Etat : Les dérives de l’urgence permanente

source : L'observateur

La violation permanente des principes de la bonne gouvernance répond à une privatisation rampante de l’Etat et de ses démembrements à travers les grands projets en vogue. Mais pour que la puissance publique ne s’affaisse pas, une réflexion stratégique s’impose contre les délits d’urgence. Les questions liées au besoin de «refonder» l’Etat par l’application rigoureuse des principes de bonne gouvernance, développées à travers «Les cahiers du Forum civil», laissent apparaître la prééminence de fait d’une culture du grand écart. Avec l’exemple du scandale des «Chantiers de Thiès», dont le coût financier passé par pertes et profits n’est même plus estimable du fait de la confusion entretenue par ses protagonistes, une question fondamentale s’impose : «Avons-nous, dans ce pays, des procédures qui permettent de gérer des projets de (cette) importance, dans la plus grande transparence et, surtout, dans l’intérêt des populations», s’interroge l’architecte Jean-Charles Tall. La réponse suggérée est sans doute «oui», mais alors «comment (…) est-il possible qu’un Premier ministre qui, dans l’organisation institutionnelle du pays n’est pas gestionnaire des comptes de l’Etat, puisse dépenser autant d’argent sans que personne -y compris le Président de la République qui l’a nommé et dont il dépend- n’ait été informé à temps de ses (présumés) agissements ?» C’est ce «dysfonctionnement grave», plus que les sommes supposées détournées, qui est «inquiétant» pour les institutions de la République. > Lire la suite



Dakar de nouveau envahie par les ordures....

Une amélioration au sénégal ne dure jamais bien longtemps. La preuve, Colobane, Fass, Gueule Tapée, Médina, Hlm Fass sont de nouveau sous les ordures.

Après la rupture de contrat avec la société AMA, le ramassage des ordures avait été confié à la Cadak/Car structure "gérée" par la mairie de Dakar. Comme il fallait s'y attendre, la Cadak/Car, uniquement intéressée par les 400 millions que l'état verse mensuellement pour ce service, traine les pieds pour payer ses travailleurs.

Logiquement, ceux ci se mettent en grève pour récupérer leur dû, et non moins logiquement les ordures s'amoncellent. La nouveauté c'est que les populations ont choisies de déverser leurs ordures sur les routes et dans les carrefours pour ne plus les avoir devant leurs maisons.

Parait que les grévistes doivent être payés aujourd'hui... ou demain ou... enfin on sait pas !

Il était prévisible que confier la gestion des ordures à la mairie de Dakar ne pouvait déboucher que sur cette situation. Il n'y a que deux domaines où la mairie est vraimant efficace : le ramassage de l'impôt et la construction de cantines. Pour le reste... waouuuu !

D'ailleurs, si la collecte de l'argent est réellement efficace, la manière de le dépenser pour le bien être des habitants est plutôt obscure.



Au Sénégal, l'opposition sortirait-elle de sa léthargie ?

opposition démocratique au sénégal"Nous commençons aujourd''hui notre longue marche pour en finir définitivement avec le système de fraude mis en place par Abdoulaye Wade et son régime pour se maintenir au pouvoir" a déclaré Amath Dansokho à la section départementale du front ‘Siggil Sénégal' de Guédiawaye, en présence des quinze partis signataires du boycott des élections législatives.

Et, pour faire bonne mesure, il rajoute "on ne peut pas comprendre la gravité du hold-up électoral du 25 février si on ne mesure pas le danger de ces élections. Nous refusons de cautionner la mascarade électorale du 25 février, car la machine de la fraude est toujours là. Et aller aux législatives, c'est reconnaître les résultats de la présidentielle et tromper le peuple sénégalais. Ensuite, ce sera aider Wade à installer son fils au pouvoir".

Et de préciser "nous tenons à dire que nous sommes des hommes politiques responsables et conscients que si nous ne pouvons pas améliorer le sort des Sénégalais, nous n'avons pas le droit de les pousser vers la mort"

Ali Haïdar, l'écologiste, que nous ne connaissions pas si virulent en rajoute une couche et avertit la population qu'elle doit s'armer de courage pour faire face au régime en place. "Nous responsables qui sommes là, nous n'avons pas peur et nous savons que nous irons en prison. Mais la survie de la démocratie en vaut la peine et nous sommes prêts". Haïdar rajoute que le souhait de tout politique est d'aller aux élections. "Mais pas n'importe comment et sur n'importe quelle base", dit-il avant d'ajouter que "Nous ne voulons pas être complices d'une mascarade électorale."

Pape Diouf, secrétaire politique de Rewmi, quant à lui affirme que "si nous avons décidé de boycotter les élections, c'est parce que l'intérêt du pays est en jeu". Le bras droit d'Idrissa Seck rajoute que "‘nous n'avons pas le choix, car Wade ne connaît que le rapport de force et l'affrontement. Nous connaissons l'homme pour l'avoir pratiqué. Donc il faut l'affronter. Il n'est pas né avec le pouvoir et il faut qu'il le sache." > Lire la suite



Au Sénégal, après les Djinns dans les lycées revoila les rétrécisseurs de sexe...

Dans sa livraison d'aujourd'hui, Le Soleil nous apprend que les rétrécisseurs de sexes ont encore frappés, si l'on peut dire ou plus exactement rétréci. Ca se passait à Thiès. Le Soleil ne reculant devant rien pour informer ses lecteurs, se demande si notre jurisprudence a prévu la pénalisation du rétrécissement de sexe ?

Réponse : "Pas du tout affirment les patriciens du droit". On s'en serait douté !

Tandis que les djinns s'attaquent essentiellements aux jeunes filles, les rétrécisseurs s'attaquent par la force des choses aux hommes. Dans les deux cas cela ressemble à une épidémie. > Lire la suite



Sénégal : Wade, un florentin

Par Issa SALL Directeur de Publication Nouvel Horizon

À 80 ans, Abdoulaye Wade entame son second mandat de président de la République. Belle réussite pour un homme qui a tout fait pour conquérir le pouvoir et que tout le monde voyait échouer au pied du trône. Itinéraire alambiqué, discours politique souvent simpliste, toujours opportuniste, en permanence politicien, Wade a incontestablement marqué le Sénégal, son pays.

Assis face aux membres du Conseil constitutionnel ce mardi 3 avril 2007, Abdoulaye Wade s’apprête à prêter serment devant la Nation. Il a derrière lui une vingtaine d’homologues africains et, devant lui, des gradins peints en bichromie bleu-jaune. Il offre à la caméra un visage de marbre. Point de sourire. Point de geste à amplitude seigneuriale comme on pouvait s’y en attendre de la part d’un homme heureux d’être élu et fier de prêter serment devant 50 mille spectateurs. Aucune expression lisible sur son visage. Aucun geste pour exciter une foule venue le célébrer. Or, les milliers de ses partisans venus assister à son sacre l’applaudissent à son apparition sur les écrans géants, comme une star de la musique. Il ne laisse rien apparaître, comme s’il n’était pas la cause de cette bruyante clameur. Flegmatique comme jamais avant, il donne l’impression de subir cette cérémonie qui semble l’ennuyer au plus haut point et qu’il a pourtant, lui-même, scénarisé à sa seule gloire. Il ne laisse rien apparaître de sa joie intérieure que l’on soupçonne très jubilatoire. Son triomphe dans les urnes est immense et lui donne droit à tous les débordements. Son sacre est napoléonien. Là, à côté, un pupitre est dressé comme un autre trône ou une couronne attendant son propriétaire, le maître de la parole, l’homme politique qui a fait trembler la scène politique, séduit les classes laborieuses pour en faire ses grognards qui le suivraient sur tous les chemins de la conquête du pouvoir, le leader politique qui a eu à la longue, tous ses rivaux et adversaires. Etrange décorum que cette estrade montée sur pilotis au-dessus des foules en houles pour accueillir l’intronisation d’un homme élu au suffrage universel et qui entame son second mandat avec une faim gargantuesque d’honneurs. Personne comme Wade n’aime autant les honneurs. Il adore les médailles. Il collectionne les diplômes. A son entrée en politique, son Cv avait été brandi comme un sésame, un ticket d’entrée dans la nomenklatura de l’UPS. Etoffé au-delà de tout ce que l’on peut imaginer, ce Cv de Abdoulaye Wade aurait dû séduire Senghor et le propulser au sein des dauphins du premier chef d’Etat du pays, ou mieux comme le seul héritier légitime. Ces multiples diplômes ne furent d’aucun effet sur un Senghor goguenard devant ce Wade qui croit pouvoir le charmer avec son CV monstrueux. Les nombreux diplômes sanctionnant une carrière universitaire brillante, devaient être pour l’agrégé qui cherche sa place au début des années 90 dans son pays la clé qui lui ouvrirait toutes les portes. C’est un homme qui se veut multiple, pour ne pas dire savant et qui croit à sa destinée. Il y a plusieurs Wade en cet homme des années 50 à 70. Celui qui veut tout connaître, jusqu’au détail qui rebute certains grands hommes. Il a fréquenté trois facultés universitaires après avoir « rampé » doucettement du statut d’instit de la coloniale jusqu’à intégrer les études supérieures par la force de son caractère davantage que sur le seul tremplin de son intelligence. En ces temps-là, il ne suffisait pas seulement d’être intelligent pour réussir les meilleures études. Il fallait avoir du caractère ; du culot, dirait-on aujourd’hui. Ou de l’audace, selon ses propres mots. Son cursus universitaire français le démontre allégrement. Wade est de tous les combats politiques, mais il réussit surtout à séduire grâce à son itinéraire éclectique et ses rencontres avec des hommes et des femmes qui comptent. Il sera avocat du FLN. Il se constituera pour défendre Mamadou Dia à côté de Robert Badinter. Il ne compte pas être en marge de l’histoire qui se construit devant ses yeux. Il n’est pas né à la bonne date, celle des pères de l’indépendance. Une génération le sépare de Senghor, Dia, Nkrumah, Modibo Keïta, Sékou Touré, etc. Et il ne veut pas rester spectateur. Il se croit en droit de réclamer un rôle de premier plan. Quelque frustration de devoir aller se battre à Kébémer pour faire son trou dans le parti gouvernemental, l’UPS. Il boude quand il comprend que les jeux sont pipés et que lui, le grand diplômé ne bénéficiera d’aucun passe-droit. Senghor qui chouchoute les intellectuels n’a aucun égard pour lui. Ce camouflet lui fit sans doute comprendre qu’il ne réussira que grâce à ses propres moyens. Ce sera le fil conducteur de la suite de sa carrière politique : pas de scrupules, n’avoir comme seule motivation que sa propre réussite. Il met surtout toute sa passion, toute l’énergie qu’il a pour relever tous les défis qui ont jalonné sa vie et à réussir tout ce qu’il entreprendra plus tard sur le plan politique. Cette même passion plus sa méticulosité maniaque, cette envie de garder la maîtrise de tout ce qu’il entreprend, il en fait montre dans la gestion du pouvoir depuis 2000. Ses diplômes Honoris Causa ou ses breloques gagnées à travers le monde ou ses prix, les maquettes de ses nombreux projets qui l’entourent au palais lui permettent aujourd’hui de maintenir cette flamme qui lui a permis de croire qu’il n’y a pas de montagne qu’il ne saurait escalader. Il suffit de vouloir pour pouvoir. Avant que l’idée ne soit validée, voilà une maquette qui tombe du ciel. Il ne suffit pas qu’une idée soit, il faut en outre qu’elle se matérialise grâce à un gadget symbolique, une breloque sur le revers de son costume, un diplôme à accrocher au mur, une maquette sur un buffet, une photo - il a toujours géré personnellement son image en s’accompagnant de photographes et de caméramans pour immortaliser les moments les plus significatifs et même les moins glorieux de son histoire personnelle… Il a toujours agi ainsi, mais sans le pouvoir ; comme ceux qui se contentent de merles faute de grives, il s’échine de transformer ses idées en miniatures objets. Cette prestation de serment dans un stade de 50 mille places, c’est lui qui l’a voulue, c’est lui qui l’a pour la première fois, organisée ainsi au Sénégal le 1ier avril 2000. C’est lui dont le vice principal est son addiction au bain de foule qui a voulu sortir de l’austérité de la salle d’audience du Conseil constitutionnel, la cérémonie de prestation de serment. Il n’a même pas voulu de l’auguste hémicycle de l’Assemblée nationale où a toujours prêté serment son prédécesseur, Abdou Diouf. Celui-là, il ne fera rien comme lui. Mépris pour le conservatisme dont le successeur de Senghor a fait une ligne politique pendant 20 ans. Il ne saurait être son continuateur, son successeur. Il n’a pas battu Diouf, il l’a effacé. > Lire la suite



Bizarre que le Sénégal s'intéresse autant aux élections françaises ...

Les journaux papier et en ligne sont remplis (un peu) d'articles sur les élections françaises. Avec des prises de positions très partisanes : vive Ségolène A bas Sarkozy.

Bizarre, bizarre ! Personne n'a l'air de comprendre que l'Afrique n'est pas un enjeu pour la France. Le fond de l'inconscient collectif français ne contient pas d'Afrique et pourquoi en contiendrait-il ?

Ces élections sont faites pour la France, pour élire le président français. L'Afrique n'est qu'un enjeu très marginal pour les français. Que croyez-vous ?

Les préoccupations des états sont faites des préoccupations de leurs citoyens.

Cet intérêt pour les élections francaises reflète un manque totale de culture politique française. Depuis 50 ans, la politique dite de gauche y est faite par la droite... De plus, hormis dans les discours, il y existe un très grand consensus sur nombre de sujets dont l'Afrique et la laïcité... > Lire la suite



Sénégal : L’œil du Patriarche - Avez-vous lu Souleymane Jules Diop ?

Par Mamadou Dia, ancien Président du Conseil des ministres

C’est avec un amer sentiment de frustration, que nous constatons que les ouvrages critiques contre Abdoulaye Wade et son régime ne sont pas en vente dans les librairies de Dakar ou ailleurs au Sénégal. Il en est ainsi notamment :

- du livre de Mody Niang, Qui est cet homme qui gouverne le Sénégal ?

- du roman de Babacar Sall, Le stagiaire,

- du livre de Souleymane Jules Diop, Wade - L’avocat et le diable ;

- de la fusion de mes deux premiers «Cahiers de l’œil du Patriarche», Autopsie d’une alternance dévoyée.

Le dernier livre de Abdoulatif Coulibaly avait un temps fait exception, non sans de houleuses péripéties. C’est parce que, nous a expliqué un libraire, il avait eu le temps de passer les frontières avant que les mesures de censure de fait ne soient rendues effectives. Ainsi, il est aisé de constater, qu’à cette exception près, tout livre critique envers Abdoulaye Wade édité à l’étranger est sujet à toutes sortes de tracasseries qui l’empêchent d’être distribué au Sénégal. Ces faits prouvent, une fois de plus, que nous sommes loin d’être dans un pays d’état de droit, comme le prétendent les discours officiels. En effet, les libertés aussi fondamentales dans une démocratie que la liberté d’expression, celle des opinions, la libre circulation des produits culturels, qui sont formellement garanties dans notre Constitution, sont foulées au pied. En France -notre pays modèle- les livres les plus sévères sur le président Chirac sont en bonne place dans les rayons de toutes les librairies. Beaumarchais ne disait-il pas qu’«il n’y a guère que les petits esprits pour craindre les petits écrits» ?

Mais, ce qui nous étonne encore plus, c’est le silence prudent de l’association des écrivains sénégalais et des intellectuels en général, ainsi que l’attitude de nos librairies, qui s’abstiennent de s’acquitter de leur droit professionnel en s’autocensurant, pour s’éviter les foudres du pouvoir. C’est le lieu de regretter la disparition brutale du fondateur de la Librairie des Quatre Vents, M. Ali Nehmé, qui fut un exemple de courage et de dignité professionnelle. > Lire la suite



Wade nous revient avec un nouveau modèle...

Au Sénégal, tout le monde sait que notre cher président est versatile et assez inconstant dans ses engouements. Au point qu'il change le pays qui lui sert de modèle (théorique, parce que cela ne va jamais jusqu'à les imiter !) aussi souvent que de ministres. Fait remarquable, tous les pays qu'il nous a vanté ne sont pas des modèles de démocratie et de loin... Bon, mais lui non plus n'est pas démocrate, alors ne cherchez pas l'erreur, il n'y en a pas...

De retour de son Xème voyage, Wade nous revient donc avec un nouveau modèle qui comme d'habitude sent un peu le soufre côté droits de l'homme et démocratie.

Devinez lequel ?

Bingo ! Dubaï ! Le monsieur avec le boubou bleu a gagné, approchez Monsieur, vous êtes l'heureux gagnant du grand concours, vous avez gagné au choix : le grade d'amiral de la future flotte sous marine sénégalaise ou un poste de ministre ....

Pour quelqu'un de pas trop démocrate et très attiré par l'argent, Dubaï est en effet un modèle... > Lire la suite



Les ailes de l’enfer

Souleymane Jules Diop, Jeudi 19 Avr 2007

Il y avait, entre le président Abdoulaye Wade et La Pointe de Sangomar, une relation d’amour presque bestiale. Elle finit le dimanche, par une note de Samba, et reprend le lundi sur des airs de rumba bien peu nuancés. Elle est toujours bien parée, la fine pointe, toujours prête à s’envoler vers le ciel « bleu » à grandes enjambées. C’est l’un des rares moments où le chef de l’Etat, redevenu simple Abdoulaye Wade, replonge dans ses troubles souvenirs d’enfance pour retrouver ses héros de bande dessinée avec qui il partage le plaisir des escapades. La Pointe de Sangomar a été pendant cinq années, la belle dame la plus dépensière de la République, et maître Wade s’en est occupé bien dignement. Sa réfection s’est faite dans la ville d’adoption de son fils Karim, et la décoration intérieure par celle pour qui elle se révèlera une redoutable rivale, Viviane Vert. Wade y a passé, pendant ces sept années de présidence, un jour sur trois. Il y a fêté son premier anniversaire en tant que président de la République, servi par celui qui est encore son commandant de bord, le colonel Seck. Il voulait en faire une « Super 27 », digne de la plus grande attention. 30 milliards au total, engloutis entre des dépenses revues à la hausse et des comptes bancaires mystérieux. Il faut y ajouter en moyenne un milliard de francs par année en carburant, autant pour les frais de stationnement et d’entretien. Oubliez toute cette romance protocolaire, et préparez la sépulture de celle qui nous a valu toute l’attention de la République, le scandale financier le plus grave de notre histoire. Elle n’est plus qu’une rombière haletante qui laisse des fentes partout et s’ouvre de partout. On vient de nous dire que c’est trop d’infidélités faites à un homme qui ne les mérite pas : il faut la remplacer, chante à l’unisson la Wadésie. > Lire la suite



Le business de la mendicité en question

par Nettali, vendredi 20 avril 2007,

La journée nationale du talibé est célébrée ce vendredi. Occasion saisie par les pouvoirs publics et la société civile pour engager le combat contre la mendicité des talibés qui passent plus de temps à faire la manche dans la rue qu’à apprendre le Coran dans les écoles coraniques. > Lire la suite



La parité a ouvert une brèche, un entretien avec l’historienne Joan W. Scott

Interview d'Olivier Doubre dans Politis

Après avoir beaucoup travaillé sur l’histoire du féminisme, l’historienne américaine Joan W. Scott publie aujourd'hui un essai sur le mouvement pour la parité.

Votre éditeur présente vos travaux comme ayant « largement contribué au développement des gender studies ». Pourtant, les femmes ne sont-elles pas au centre de vos études ? N’êtes-vous pas spécialiste des women studies ?

Joan W. Scott : Pas exactement. Dès 1986, j’ai écrit un article intitulé en anglais « Gender, a useful category of historical analysis » [« Le genre, une catégorie utile à l’analyse historique »], qui a été traduit dans les Cahiers du Grif. Mon propos était de montrer pourquoi il faut absolument penser en termes de « gender », de genre en français. En effet, choisir « les femmes » pour objet d’études revient à occulter les rapports de pouvoir entre les sexes et l’évolution des différentes significations des rapports femmes/hommes dans les sociétés tout au long de l’histoire. Même si j’ai beaucoup contribué aux women studies, cet article a participé au lancement du travail pour repenser la problématique du genre, au lieu de se limiter à l’étude d’un objet, « les femmes ».

Sans être la seule, j’ai été une des chercheuses qui se sont concentrées sur le concept de genre en insistant, grâce à l’influence capitale de Michel Foucault, sur la nécessité d’historiciser les rapports hommes/femmes et de rechercher l’archéologie d’un tel concept. Le genre est la catégorie d’analyse qui permet cette historicisation. Le titre de women studies a été important quand l’histoire des femmes était totalement occultée, ignorée de toutes les sciences sociales. Après un certain temps, la réussite de l’institutionnalisation aux États-Unis des women studies a fait évoluer les choses. Il est alors devenu nécessaire de développer l’étude de la problématique des genres dans la société.

Moi-même, j’ai défendu au début le concept de women studies, mais ce sont aujourd’hui les problématiques des femmes et des rapports de pouvoir dans la société qui doivent être mises en avant. En outre, se limiter aux seules catégories fixées hommes/femmes revient à penser un essentialisme que je veux absolument éviter. > Lire la suite



Sénégal : quand superstition et hystérie collective font bon ménage...

superstition au sénégalComme 1 ou 2 fois par an, un établissement scolaire du Sénégal tombe dans l'hystérie collective. Cette fois ci c'est le lycée de Ndioum.

WalFadjri du Vendredi 20 Avr 2007 nous raconte la chose.

La psychose est générale, tant au lycée que chez les populations de Ndioum. Et pour cause. On assiste, depuis quelques jours, à des scènes pour le moins insolites. En effet, c'est en plein cours que l'on voit des élèves tomber en syncope. Une sorte de crise d'hystérie pendant laquelle la victime se met à vitupérer. En une semaine, sept filles et un garçon ont perdu subitement connaissance en classe. Interrogé sur la réalité de cette folie collective, le proviseur du lycée a confirmé les faits. Selon Samba Lamsar Fall, ‘les faits sont réels dans notre établissement’. > Lire la suite



Leçon d'escroquerie intellectuelle faite par les enseignants de St Louis....

Les maîtres contractuels et volontaires de l’éducation ont fait grève et quand leur salaire est arrivé, ils se sont aperçus que celui-ci était amputé de 4 jours.

Grosse colère chez les enseignants ! La branche Saint-Louisienne de l’Intersyndicale de l’enseignement descend donc dans la rue pour réclamer son "dû", les "salaires frauduleusement ponctionnés " comme ils disent...

l’Intersyndicale de l’enseignement trouve qu'il y a de l'abus, les jours de grève ne sont pas des absences illégales et comme le souligne Moussa Sène du Sels (Syndicat des enseignants libres du Sénégal), «l’article L273 du Code du travail considère la grève comme licite après l’expiration du délai de préavis».

Bel exemple d'escroquerie intellectuelle ! Bien sûr que la grève est légale, mais personne n'a jamais dit qu'elle était payée ! > Lire la suite



Pour nous suggérer un article ou nous transmettre une info...

Quelques lecteurs du blog m'ont fait parvenir leur souhait de disposer d'un espace où ils pourraient me suggérer des idées d'articles ou me donner des infos, communiquer des photos.

L'idée m'a semblé intéressante. Le blog que j'utilise ne dispose pas de module adéquate et je n'ai pas le temps, pour l'instant, d'en écrire un.

La solution (temporaire, j'espère) est d'utiliser les commentaires d'une catégorie dédiée.



Gestion des projets placés sous la tutelle de WADE et Macky SALL : La Banque mondiale émet des doutes

Source : WalFadjri, Jeudi 19 Avr 2007

Plusieurs secteurs prioritaires ont vu leur part dans le budget diminuer en 2006. Parmi ceux-ci se trouvent, le secteur de la santé, l’agriculture et l’élevage, le développement social et la solidarité nationale. Pendant ce temps, les projets logés à la présidence et à la Primature se sont taillé la part du lion. Entre autres, le Pndl, le Programme de bonne gouvernance, la reconstruction de la Casamance, la lutte contre le sida, etc. > Lire la suite



Dakaroises et Dakarois s'habillent mieux qu'ils ne mangent: Quand le plaisir d'être sexy fait oublier les caprices du ventre

source : l'Office :

Il est de coutume pour les grandes agglomérations, telles que Dakar, d'être le poumon de la mode. En tout genre. D'un endroit à un autre, d'un coin à un autre, la mode évolue à un rythme des plus cadencé. Fort de ce constat, que les Dakaroises, toutes catégories confondues, ont adopté un port vestimentaire qui se veut, et se dit « moderne » et…sexy. Un choix, pourtant pas toujours accessible à tout un chacun, selon les bourses et les points de vente. Une appropriation de la mode commune à tous les ensembles sociaux. Avec une telle démarche adoptée, il n'est pas rare pour certaines jeunes filles de chercher et de trouver un certain plaisir, préférant mieux s'habiller que bien manger. Au-delà, et dans certaines familles, la jeune fille ou le jeune homme peut acquérir un produit de plus de plusieurs milliers de francs, au moment où un enfant de la maison prend des congés forcés pour défaut d'un cahier d'exercice ou de devoir. Un seul plaisir ; celui d'être… sexy, pour oublier les caprices du ventre. Dans la même foulée, les hommes n'échappent pas non plus à la règle. > Lire la suite



Heureusement qu'il est pas tombé l'avion du président du sénégal !

Imaginez s'il était tombé !

LE FILM D'HORREUR AUQUEL VOUS AVEZ ECHAPPE



L'avion présidentiel en flammes s'écrase non loin des locaux d'une télévision locale. Toujours soucieux de son image publique, le président a demandé au commandant de bord de réussir un beau crash télévisuel. Mission remplie.

Les images du crash feront le tour des télévisions mondiales, pas autant que l'attentat du 4 septembre, mais quand même une belle couverture... Dommage qu'il n'ait pas pu voir, il aurait été content.

crash evite de l'avion presidentiels de wade


Aussitôt connue, la nouvelle plonge l'Afrique dans l'affliction... > Lire la suite





Politique au Sénégal
Le blog du Sénégal politiquement, mentalement, déontologiquement et syntaxiquement incorrect.

NAOMED

La politique au Sénégal : news, infos, actualites, société, économie, politiciens, bonne gouvernance, corruption, abus de pouvoir, senegal
senegal polique sénégal blog, blog politique du sénégal

Sur Politique au Sénégal :

  • 8 personnes connectées
  • 2465 billets
  • 3729 commentaires
  • 2 trackbacks

Blogs et sites en rapport avec le Sénégal