Délégation d'investisseurs étrangers à Dakar... samedi 18 août 2007
Il y a quelques mois on nous annonçait que les indiens puis les brésiliens allaient nous aider à faire du biocarburant, aujourd'hui on nous apprend que les espagnols de Canaries vont s'y mettre aussi. C'est bien !
Les seules choses que je me demande c'est si on aura assez de terre pour tout ces gens là et assez de véhicules pour brûler toute cette production... Mais peut-être qu'il y en a un ou peut-être même deux qui le feront pas, peut-être même les trois qui sait ! Ce qui serait plutôt une bonne chose pour les paysans a qui on ne piquera pas leurs terres.
Et, voilà t'il pas qu'il se murmure qu'une délégation d'investisseurs étrangers, très étrangers est dans nos murs avec un projet de very big envergure. Vous me connaissez, je demande qu'à y croire.
Il se murmure dans les milieux généralement bien informés mais qui gardent néanmoins l'anonymat, que les négociations vont bon train mais se heurtent à quelques menus problèmes linguistique et de légères incompréhension culturelles bien compréhensibles.
Nous ne savons pas grand chose de la nationalité de ces investisseurs, en fait nous n'en savons rien si ce n'est que leur proposition de partenariat pourrait être qualifiée d'affaire du siècle. Nous avons été assez échaudés par les affaires du siècle du (des multiples) gouvernements de Wade, donc il faut peut-être ramener cela à une bonne affaire. Peut être...
Nous avons même réussi à nous procurer une photo du chef de la délégation.
Après d'infructueuses recherches dans nos archives, nous vous avouons que nous sommes incapable de l'identifier. Mais les recherches continuent à partir des enregistrements qui sont effectués durant les négociations.
D'après ce que nous avons pu déduire d'une écoute attentive il semble que le gouvernement n'ait pas trouvé de traducteur entre la langue des étrangers et le français ce qui oblige à recourir à une double traduction avec tous les risques de déformation du message.
Nous vous en proposons un extrait :
l'étranger :
1er traducteur :

2ème traducteur :
"ET LA FAMILLE ?"
Evidemment, quand le ministre des affaires étrangères répond cela passe par le même truchement.
A la vitesse où se déroulent les négiociations, puisqu'au bout de 3 jours ils n'en sont encore qu'aux formules de politesse, on peut craindre que ces négociations ne durent quelques années.
Nous resterons vigilants et nous vous tiendrons au courant de l'avancée des discussions. Discussions qui pourraient bien changer radicalement notre vie.



















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