Le sens des mots... mercredi 19 septembre 2007
Quand on écoute bien les discours ou qu'on les lit attentivement, c'est incroyable le nombre de propos qui trahissent leur auteur. Par exemple, le premier ministre qui, à la question sur des CV truqués de ministres (j'hésite entre cv truqués ou ministres truqués) et de ministres à la moralité douteuse (c'est quoi une moralité douteuse ?) répond qu’en sa qualité de chef du gouvernement, il ne pouvait se permettre de répondre publiquement sur cette question à propos des ministres faisant partie de son équipe. Génial !
Lui qui croyait prendre de la hauteur et jouer au mec responsable avoue implicitement qu'au moins une partie de ces accusations est vraie.
Si tous les cv sont cleans et que toutes les ministresses ont une moralité digne d'être citée en exemple, il serait simple de dire que les ministres ont fait l'objet d'une enquète approfondie et que rien ne peut leur être reproché (l'incompétence ça compte pas). Ce serait même normal que le premier ministre défende ses collègues.
Or que fait il ? Il ne nie pas et se contente de ne pas répondre en précisant qu'il ne peut pas répondre en public. Ce qui implique qu'en privé il a des choses à dire. Or que ne peut-il pas dire en public hormis confirmer ce qui se murmure ?
Derrière les mots, à portée d'oreilles, il y a de l'information. Et souvent, c'est de l'info qui tue.



















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