Politique au Sénégal
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source : SudQuotidien, par Henriette Niang-Kandé
Certains mots sont plus souvent employés plus comme gargarisme publicitaire et populiste que comme outil linguistique désignant une réalité tangible. La fierté, (au sens national du terme), n’est-elle pas avant tout une reconnaissance, une conscience de ce que l’on doit à son pays, à son histoire, et à ceux qui l’ont écrite. La fierté nationale, ce n’est certainement pas l’achat d’un nouvel avion. D’autant plus qu’il y seulement quatre ans, 15 milliards avaient servi à « réparer » la Pointe de Sangomar, qui n’est plus « digne » de Maître. Pour les théoriciens de l’achat d’un avion, c’est une honte que « l’homme le plus diplômé du Caire au Cap » soit « transporté » par ses homologues, dirigeants de pays plus pauvres que le nôtre, et que Maître fasse l’objet de « yekkal » comme un simple usager de clandos entre le rond-point Scoa et « Buntu Pikine ». Un avion vert-jaune-rouge faisant le tour du monde contribuera t-il à rétablir la confiance des Sénégalais dans le fonctionnement de la République dans laquelle ils vivent ?
Dans l’inventaire de l’épopée de l’Alternance, le chapitre « fierté » prend la forme d’une planche à billets qui débite des milliards depuis presque huit ans. Ces milliards, utilisés, selon les « légitimes » dépenses de Maître, selon ses humeurs, ses envies du moment, ses projets virtuels, quels que soient par ailleurs le contenu et la qualité des dossiers, ont fini par dessiner une ligne de partage quadrillant une société sénégalaise qui enfante doucement une dynastie et une galaxie minées par un individualisme des jouissances. Un mur s’est dressé entre ce qui est devenue l’élite du 19 mars 200 et les populations, entre un Sénégal officiel, qui se pique de ce noble sentiment, et un pays des marges, renvoyé dans l’ignoble et qui puise dans le déni opposé à ses difficultés d’existence, l’aliment de son coup de sang de la semaine dernière. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : vendredi 30 novembre 2007 / 0 comment
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10 h Un bruit formidable sous ma fenêtre, cavalcades, cris. Je jette un coup d'oeil. Un car rapide a défoncé 3 ou 4 cabanes où, habituellement à pareille heure, s'activent des femmes.
Explication : un car rapide voulant faire un demi tour (dans une rue à grande circulation et pour s'engager dans un sens unique !) entre dans une petite rue, recule à fond sur 15 mètres et surprise, ne s'arrête pas. Le chauffeur a oublié que ses freins ne sont plus opérationnels depuis ... quelques mois.
Par un effet du hasard, les riverains avaient disposé là quelques cabanes sans doute destinées à arrêter les cars rapides en folie. Ce qui fut fait au prix de la destruction de l'outil de travail de quelques personnes. Puisqu'il n'y a eu ni morts ni blessés.
Le chauffeur avait l'air de s'étonner de la colère des riverains... Moi pas.
Blog Politique du Sénégal : jeudi 29 novembre 2007 / 0 comment
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La génération du concret est une réelle chance pour notre pays. Loin des discours ronflants, des promesses non tenues, Rimka, comme l'appellent ses potes, est le prototype du jeune sénégalais plein d'avenir. Ayant passé de nombreuses années à se perfectionner dans les arides techniques du managment, il revient au pays afin d'oeuvrer pour son développement.
Que d'abnégation ! Alors que toutes les grandes banques d'affaires du monde ont essayé de se l'accaparer ! Rotchild, Lazar ... Rien n'y a fait, résistant à l'appat de l'argent, n'écoutant que l'appel du sang, il est revenu se mettre au service de son pays. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : jeudi 29 novembre 2007 / 0 comment
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On nous serine partout que P'tit Wade a fait la preuve qu'il est présidentiable en manageant de main de maitre les chantiers de l'Anoci.
De main de MAITRE peut-être, mais pas de main de virtuose !
Est-il très compliqué de diriger des travaux quand : > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : jeudi 29 novembre 2007 / 0 comment
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Les assises nationales vont avoir lieu, n'en doutons pas, et même avec une large participation d'organisations non "politiques". Des assises nationales sont les assises de tout le peuple sénégalais, au moins de tous ceux qui se sentent concernés.
Initiées à l'origine par un regroupement de partis politiques d'opposition, une bonne quarantaine d'entités diverses sont désireuses d'y participer, la dernière en date étant le collectif des ONG d'appui au développement (Congad).
Il serait souhaitable qu'une fois les travaux engagés les partis politiques initiateurs n'agissent plus que comme des membres parmi d'autres. Ils ont initié et se fondent ensuite dans la masse.
Pour une large fraction de la population, les actuels partis de l'opposition ne représentent pas une alternative crédible au régime Wadien. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : mercredi 28 novembre 2007 / 7 comments
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Ce texte date un peu, presque 30 ans, j'ignore si ces pratiques ont encore cours et si elles ont gardées leur sens premier.
source : Ethiopiques, par Mamadou SANE, octobre 1981
1. Qu’est-ce l’initiation ?
L’initiation est une tradition ancestrale dans le Kaabu. Elle occupe une place très importante dans la voie de cette entité ethnique et constitue à coup sûr sa plus grande école de sagesse et de courage. Inscrit à la base des mœurs du Kaabu, c’est un fait social sans conteste que revêt par ailleurs un caractère éminemment sacré. Nul ne peut être considéré comme un homme tant qu’il n’a pas été initié et tant qu’il n’a pas reçu par ce biais une formation intellectuelle, sociale, spirituelle et morale. L’initiation est le passage de la classe adolescente à la classe adulte ; elle est une période jalonnée d’événements dont la phase finale se déroule dans le bois sacré.
II. Les préparatifs de l’événement
L’initiation a lieu dans un ensemble de villages (regroupés) tous les 15, 18 ans. Elle s’annonce après une assemblée des vieux et adultes des villages concernés.
Dès après la détermination de l’année à laquelle se tiendra l’initiation, hommes et femmes commencent différents préparatifs en accumulant de nombreux biens dont les récoltes et le bétail sont les éléments principaux.
A l’année fixée pour l’initiation, dès la fin des travaux champêtres et rizicoles, un conseil des sages se réunit pour arrêter une date précise : « quand tel mois aura tant de gens » (le jour choisi est le samedi, car, dit-on, tout ce qui se passe ce jour-là se répète). > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : mardi 27 novembre 2007 / 0 comment
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L'article qui suit provient du Matin. Il décrit assez bien les relations belles-filles/belles-mères. Mais comme souvent il occulte l'élément central du problème : le mari. Le problème ne se joue pas en duo mais en trio. Le mari est partie intégrante du problème, même s'il le fuit. Tout repose, en réalité sur son identité à LUI, son autonomie à LUI, bref c'est un problème de cordon ombilical ! Un autre aspect du problème, systématiquement passé sous silence, est celui de la reconduction des attitudes. La belle mère d'aujourd'hui était autrefois une jeune belle-fille qui vraisemblablement a souffert ce qu'elle fait souffrir à sa belle-fille. Et, la belle-fille d'aujourd'hui élève ses enfants avec les "valeurs" qui précisément conduisent à cette situation. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : mardi 27 novembre 2007 / 1 comment
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Le ministre de la Famille et de l'Entreprenariat féminin Awa Ndiaye est favorable à la systématisation d'une visite médicale pour permettre aux futurs époux de connaître leur statut sérologique avant la célébration du mariage.
C'est pas une idée nouvelle, cela fait des années qu'on en parle. C'est pas fait, non plus, il y a les sacro saintes réalités socio culturelles qui s'y opposent.
Ce qu'il y a de bien avec l'expression "réalités socio culturelles" c'est qu'on a pas besoin d'en dire plus, on sait pas vraiment de quoi on parle, mais ce qui est sûr, c'est qu'il va y avoir de l'opposition et que les arguments vont être choisis dans la gamme la plus réactionnaire et archaïque. Qu'on se le dise. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : mardi 27 novembre 2007 / 0 comment
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Le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, a déclaré dimanche à Dakar qu’il veut réellement offrir un avion à son boss. Question de fierté et de souveraineté nationale. Moi, bêtement, vous me connaissez, je comprends pas que l'on s'achète les symboles de la souveraineté nationale avec la charité publique. Bon, je dis cela mais je comprends peut-être pas tout...
Notre ministre des sous, et bien, il le fera par tous les moyens... son petit cadeau.
Le seul moyen qu'il n'a pas envisagé est celui qui a été utilisé pour construire la mosquée Hassan II de Casablanca. On pourrait s'en inspirer. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : lundi 26 novembre 2007 / 1 comment
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L’Assemblée nationale vient de voter le budget du Programme triennal d’investissements publics (Ptip) 2008-2010, budget d'un montant de 2005,22 milliards de francs Cfa.
Me demande bien où le premier ministre compte trouver tout cet argent. Surement pas dans ma poche, je suis fauché...
Blog Politique du Sénégal : lundi 26 novembre 2007 / 0 comment
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La production agricole a baissé cette année. C'est la faute à la pluie. Pas au gouvernement, précision pour ceux qui croiraient que tout est toujours de la faute au gouvernement. Par exemple la pluie et le beau temps.
Non, non, la pluie est venue tard et repartie tôt. Bien sûr, quelques mal intentionnés pourraient maugréer que Wade avait promis juré qu'il ferait pleuvoir à volonté avec l'aide marocaine. Et, que même, si les paysans avaient des semences à cycle court, des vraies améliorées, pas du tout venant, ça aurait pu aider vu que les mauvaises saisons de pluies, chez nous ce n'est pas rare.
La saison agricole dernière a été préparée par Farba Senghor, ceci explique peut-être cela...
Wade a décidé qu'il voulait 3 nouvelles universités dans les 2 ans ou le contraire, je ne sais plus. En tout cas un truc idiot ! Quand donc va-t-on s'apercevoir qu'un pays ne se construit pas avec une pléthore de diplomés en anglais, droit constitutionnel ou socio. Mais tout autant et peut-être même plus, avec des techniciens qui en sont vraiment, formés et compétents.
Et, une dernière news pour rire. Modou Diagne Fada trouve que "le Pds, c’est terminé, c’est un parti dépassé" dommage qu'il ne soit pas allé au bout de son raisonnement...
Blog Politique du Sénégal : lundi 26 novembre 2007 / 0 comment
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Souleymane Jules Diop
On ne peut pas applaudir quand des voitures brûlent, quand des édifices publics sont incendiés, mais Wade a eu ce qu’il a mérité. Il a semé le ventre des jeunes vendeurs, il a récolté la tempête. Tout le monde avait vu la colère monter. C’était une question de délai, mais quelqu’un devait dire un jour, « capitaine, la coupe est pleine ». C’est ce qui est arrivé mercredi. Wade était lui, convaincu qu’il n’y avait pas un jour comme ça dans son calendrier. Il avait même osé déclarer à des journalistes français venus le voir en 2006, que « la vie est chère, il y a des délestages, mais vous ne verrez pas les Sénégalais dans la rue, parce qu’ils m’aiment ». Il y a des leçons que la vie nous donne tous les jours, mais des hommes comme lui ne s’en inspirent jamais. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : dimanche 25 novembre 2007 / 1 comment
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source : Irin
La malchance semblait enfin lui donner un peu de répit. Ailton Lima, 30 ans, diagnostiqué positif au VIH il y a quatre ans, attendait de commencer un nouvel emploi comme réceptionniste dans un hôtel à Praia, la capitale de l’archipel du Cap Vert.
L’entrevue s’était bien passée, il était qualifié pour le poste. Mais à la dernière minute, le directeur de l’hôtel lui a simplement fait savoir qu’il ne pouvait pas l’engager, sans entrer dans les détails. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : dimanche 25 novembre 2007 / 0 comment
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source : Irin
Après avoir passé des heures à ramasser des pommes de terre dans un champ de Barue, dans le centre du Mozambique, Helena Ivan, 16 ans, a le droit d’en ramener quelques unes à la maison dans le petit balluchon qu’elle porte sur la tête.
Helena retourne vite chez elle pour s’occuper du ménage avant d’aller à l’école. Orpheline, elle habite avec ses deux frères dans le district de Barue, province de Manica, dans la région centrale du Mozambique. C’est elle qui les fait vivre.
Leurs parents sont décédés en 2005 d’infections liées au sida. Des biens qu’ils ont laissés – un kiosque, une maison, un minibus et quelques chèvres –, les enfants n’ont pu garder que la maison, car elle était enregistrée au nom du cadet, Januário, de 12 ans.
« Mes oncles ont pris les autres biens. Ils m’ont dit que nous n’avions pas l’âge de nous occuper de ces affaires. Mais ils ne nous donnent pas d’argent, et quand nous leur demandons de la nourriture, ils nous disent qu’ils n’ont pas d’argent», a raconté Helena. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : samedi 24 novembre 2007 / 0 comment
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L'explosion de colère des jeunes commerçants ambulants pose un problème dont j'ai souvent parlé et sur lequel j'ai souvent été interpellé. Le passage à la violence peut-il être légitime ? La paix sociale est-elle un objectif prioritaire en tous temps ? > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : samedi 24 novembre 2007 / 1 comment
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Par Henriette Niang Kandé, Sudonline
Que propose t-on à tous les anonymes attendant des actions de développement ? Rien que de la phraséologie. Et les Sénégalais retiennent aujourd’hui de la gouvernance de l’Alternance des anecdotes cocasses. Les vainqueurs du 19 mars 2000, ressasse t-on, construisent des châteaux (de cartes ?) pour eux, « achètent » et se partagent des véhicules et des terrains, pour femmes et futures épouses au corps de bébé, pourvu qu’elles leur rappellent leur jeunesse volée par le poids de l’opposition d’alors. Ils nous démontrent à longueur de temps que leur mode de gestion de l’Etat est une pétaudière où le seul jeu est la politique des boules puantes. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : samedi 24 novembre 2007 / 0 comment
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J'aime pas trop celui qui signe Marvel sur le forums, trop lourd, répétitif, utilisant souvent de fausses informations. Pour tout dire, je suis allergique aux marteaux qui pensent qu'il suffit de taper très fort pour que cela rentre dans mon crane obtus. Mais ici, il s'est livré à un beau petit travail de mémoire bien utile.
** Asecna - je sors - non je ne sors pas – non je sors – non finalement je ne sors pas
** Les marchands ambulants - je déguerpis – non je ne déguerpis pas, je les parque – non finalement qu'ils restent où ils sont
** Le Sénat, je supprime par referendum – non finalement je recrée
** Les salaires – je ponctionne – non je ne ponctionne pas – finalement je ponctionne, mais à certains
** Le Conseil Economique et social – je supprime – non finalement je recrée
** Le CRAES – je crée – non finalement je supprime
** Les élections – je couple – je découple – j'accouple – non finalement je découple > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : vendredi 23 novembre 2007 / 1 comment
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Les rodomondades et déclarations tonitruantes de Farba Senghor n'avaient pour but que de renégocier avec l'Asecna. Pourquoi pas !
Le bluff est le pivot du jeu de poker. Pour bluffer correctement il faut être capable de juger et d'analyser froidement le rapport de force, de mentir mais sans jamais croire que notre mensonge est la réalité.
Bref cela demande quelques compétences dont le pauvre Farba Senghor est totalement dépourvu. Toute négociation sérieuse menée par Farba Senghor ne peut se conclure que par une piteuse défaite.
On pourrait trouver bizarre que Wade l'ait envoyé au carton. En fait, peut être pas si bizarre que cela ne parait, tant Wade a montré une remarquable constance à mal juger son entourage et à se tromper sur le choix de ses collaborateurs.
La seule qu'il ait !
Blog Politique du Sénégal : vendredi 23 novembre 2007 / 0 comment
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Le pouvoir obnubilé par son nombrilisme n'a pas compris, que même s'il pouvait instrumentaliser les jeunes vendeurs ambulants, il ne pouvait pas controler des gens acculés à la désespérance. Il n'y a rien de plus dangereux que quelqu'un qui n'a plus d'alternative. Un grand théoricien militaire chinois disait il y a quelques dizaines de siècles qu'il fallait toujours laisser à l'adversaire une porte de sortie honorable au risque de le transformer en bête fauve.
Le pouvoir s'est moqué de ces personnes. Non pas qu'il ne faille pas dégager les trottoirs, mais pour le faire sans mettre en danger ceux qui les occupent il faut leur trouver du travail. Le gouvernement ne s'est jamais réellement soucié de fabriquer de l'emploi, il a méprisé l'agriculture, le secteur le plus facile à développer et apte à stabiliser une partie de la population.
Ces jeunes, le dos au mur, n'ont rien à perdre. Ils n'attendent qu'une organisation apte à les regrouper, à leur donner un objectif commun, à les organiser. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : vendredi 23 novembre 2007 / 1 comment
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source : Nettali interview du PROFESSEUR DJIBY DIAKHATE, SOCIOLOGUE
Comment analysez-vous ce qui se passe depuis deux jours dans les rues de Dakar ?
Je signale que moi évidemment j’ai eu l’opportunité de me promener hier et de voir l’essentiel des artères de la capitale qui ont fait l’objet d’un véritable assaut de la part des manifestants. Mais, ce qu’il faut voir dans cette affaire, c’est que l’étincelle est partie effectivement des marchands ambulants, mais il y a eu un mouvement de sympathie venant d’autres individus qui ne sont pas forcément des commerçants ambulants et qui ont voulu profiter de l’occasion pour exprimer eux aussi leur ras-le-bol. Cela veut dire qu’en fait, on en est arrivé à une situation où les canaux de communication qui devraient exister entre l’autorité et les populations sont totalement bouchés et face à cette obstruction des canaux de communication, il est clair que le seul mode de discours, c’est la violence, la manifestation à laquelle nous avons assistée hier et qui est en train de se prolonger aujourd’hui. Même si aujourd’hui c’est avec une intensité moindre, on s’est rendu compte qu’il y a encore les effets d’un mécontentement réel qui restent chez une bonne partie de la population et que, au fond, l’attitude responsable, conséquente qui devait être adoptée par l’autorité n’est pas encore de mise. Je crois que devant une situation de ce genre, ce à quoi on s’attend de la part de l’autorité, c’est de faire preuve de beaucoup plus d’humilité et de mettre en place une stratégie de communication qui soit beaucoup plus horizontale, beaucoup plus massive en même temps, pour éviter la circulation des rumeurs. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : jeudi 22 novembre 2007 / 1 comment
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Cet article du site Wootico, en date du 20-11-2007 était prémonitoire. Si les commerçants ambulants ont certainement été instrumentalisés, leur exaspération et leur sentiment d'être niés et piétinés étaient bien réels.
Par Oumar Ndao
Ils sont venus, ils ont dispersé, ils sont repartis avec la satisfaction du devoir accompli. Ils ont nettoyé la ville des encombrants humains, au nom de l’écologie. Maintenant, la ville est bien propre sur elle. Mais pour qui?
La grande ville a le projet de déboucher ses artères. Elle va dégobiller ses souillures: corps d’hommes, surplus de bois et de ferraille, étals et divers. Ce dégorgement a lieu la nuit. La grande ville se maquille en pleine nuit. Pas question de donner caution à la saleté et au désordre mais qu’a-t-on prévu de faire pour ces déguerpis de la vie? Leur pauvreté gêne, elle risque de gêner nos hôtes à venir, pas nous. Nous nous sommes tellement habitués à eux. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : jeudi 22 novembre 2007 / 1 comment
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Photo : Rewmi
Quand l’improvisation, le pilotage à vue et le culte du coup spectaculaire qui étonne, sont érigés en mode de gouvernement, le citoyen est naturellement placé, et en permanence, dans une posture d’insécurité qui le hante à tout instant. Aussi, tente-t-il parfois, par instinct de survie d’en échapper. Il peut s’y prendre par des moyens violents, dès lors qu’il a le sentiment d’être méprisé et réduit à moins que rien. On ne peut pas dire depuis hier, que la prise en charge de la révolte du peuple est devenue effective. Elle n’est certes pas amorcée. Seulement, ce qui s’est passé sous nos yeux à Dakar, peut être considéré comme une chaude alerte. Tout cela donne des idées et aiguise les appétits d’en découdre des citoyens qui plient encore sans pour autant rompre, sous le poids des difficultés quotidiennes et de la peine infligée par l’arrogance des méthodes de gouvernement. La révolte (passagère ?) doit inciter à la réflexion, de la part des autorités qui ont en main la conduite des destinées de ce pays. C’est un impératif catégorique. Demain, il sera trop tard pour elles, mais aussi pour la stabilité de cette nation et de la sauvegarde durable de la paix civile. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : jeudi 22 novembre 2007 / 2 comments
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Dans son infinie sagesse, le gouvernement a résolu le problème de l'occupation de l'espace public par les marchands ambulants. S'étant rendu compte que ce qui est génant ce ne sont pas réellement les marchands ambulants mais la cohabitation entre la circulation routière, la foule et eux. Si les marchands opèrent et occupent l'espace quand il n'y a ni de foule ni circulation, il n'y a plus de problème.
Euréka ! s'est exclamé Diop le maire (là , je brode, j'étais pas là ) il suffit d'autoriser les marchands à vendre quand il n'y a personne dans les rues. On leur autorise la rue Emile Badiane le samedi et dimanche jusqu'à 16 heures et la rue Lamine Guèye le dimanche. Et, pour faire bonne mesure, on leur aménage un terrain vague derrière la maison du parti socialiste, loin de tout client.
Suis pas certain que cela va marcher...
Blog Politique du Sénégal : jeudi 22 novembre 2007 / 0 comment
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Une partie de la journée d'hier a été marquée par des affrontements entre marchands ambulants et forces de l'ordre. Le pouvoir semble n'avoir rien vu venir.
Et pourtant... L'occupation de la rue, spontanée parait-il, tombe à point nommé pour interdire la marche des syndicats prévue dans l'après midi. La marche des syndicats avait été autorisée, ce qui en soit était déjà curieux, aucune marche n'ayant été autorisée depuis des années sous prétexte de risques de troubles. Hasard certainement. Le hasard a la réputation de bien faire les choses mais une pareille coïncidence tient du miracle et j'ai du mal à y croire.

Faut-il voir derrière cette explosion spontanée des marchands ambulants la main du pouvoir ? A mon avis oui, bien que ce ne soit peut-être pas directement le palais ou la gouvernance qui aient mitonnés le coup.
Paranoïa ? Certainement pas ! Juste une petite tactique cousue de fil blanc pour interdire une marche avec un "bon" prétexte. Wade nous a habitué à ces petits coups tordus.
Blog Politique du Sénégal : jeudi 22 novembre 2007 / 4 comments
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Contribution tirée du Quotidien, par Jean Christophe PAYE - Dakar.
Intéressante contribution, quoique sentant un peu trop "l'expert" et reposant sur l'éternel présupposé qu'au Sénégal on aurait tout inventé et qu'il suffirait de se servir dans le catalogue et d'appliquer. Ce qui reste à prouver. Comme il resterait à prouver que ce qui a été inventé hier soit la solution d'aujourd'hui. Le peuple, les citoyens, la société civile, quel que soit le nom qu'on lui donne, est désespérément absent de ce texte, or, vu la désaffection du peuple, pour ne pas dire sa méfiance pour toutes les organisations, les assises n'ont aucunes chances de déboucher sur quoi que ce soit si le peuple n'y est pas associé d'une manière réelle.
Par Jean Christophe PAYE
Il faut le dire d'emblée, la lecture du projet, m'inspire une pointe de déception et surtout, une certaine inquiétude pour la suite. Je n'y ai, en effet, senti aucun souffle annonciateur de hautes œuvres, mieux ou pire, le texte me donne l'impression de «déjà vu», de «déjà entendu», car ne recelant aucune «valeur ajoutée» par rapport aux plans gouvernementaux élaborés au fil des ans ou aux conclusions des sempiternels séminaires dont nous sommes si friands. Je crois que nous sommes là en face du premier écueil auquel le Front est confronté, celui de la maturation de ses termes de référence ; en effet, ce travail lui incombe et son souci d'œcuménisme ne doit pas transférer aux Assises une telle responsabilité, au risque de voir celles-ci s'embourber. > Lire la suite
Blog Politique du Sénégal : mercredi 21 novembre 2007 / 0 comment
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Politique au Sénégal
Le blog du Sénégal politiquement, mentalement, déontologiquement et syntaxiquement incorrect.