Des, qui mettent un barillet à une mitraillette, pour les non initiés, le barillet ne se trouve que sur les revolvers. Des qui ne savent pas exploiter les situations de chez nous et qui situent leur histoire en Europe. Des, qui parlent de ce qu'ils ne connaissent visiblement pas, sans documentation.

Il n'y a plus à désespérer, les africains sont capables d'écrire des polars africains ! J'en ai trouvé un dans une librairie par terre. L'auteur m'était inconnu mais il ne doit pas l'être. Mongo Beti, c'est son nom, a réussi le tour de force d'écrire un polar ancré chez nous, qui se promène entre tragique et dérision, qui explore les contradictions de la conscience africaine sans être ni enfantin (maladie de beaucoup de productions littéraires africaines), ni intellectel-verbeux-démonstratif (autre maladie endémique). Le must, c'est qu'il signe un polar dans le genre de ceux de Chester Himes, mais en mieux.

Et, Chester Himes, pour ceux qui connaissent, c'est une pointure...

Le titre ? Trop de soleil tue l'amour

Recherche faite, l'auteur a une certaine renommée, je ne le connaissais pas. Honte sur moi.