Les baleines constituant une société très communautaire et démocratique, elles se sont réunies pour palabrer sur leur situation. Certaines voulaient repartir, mais sans guide comment faire. D'autres, les plus nombreuses, qui avaient quitté leurs eaux natales au cri de "Sénégal ou l'échouage", minées par la désillusion, dépressives, ont préféré le suicide.

Dans une dernière course, elles se sont ruées sur le sable, comme autant de migrants sénégalais se ruant sur les Canaries.

Parmi celles-ci, une trentaine allaient mettre bas. Sans doute ont elles préféré ne pas condamner leur progéniture à vivre en un tel endroit.

Bien que n'approuvant pas cet acte de désespoir collectif, nous pouvons compendre.

Nous même, quelquefois, nous posons des questions sans réponses...

Quelques autochtones compatissants, après les avoir bien sermonné et conseillé de s'en remettre à Dieu, ont remis à la mer celles qui n'étaient pas déjà mortes. Revenues de leur coup de folie et remises de leurs émotions, elles ont repris la mer pour des cieux plus acceuillants.