Tranche de rire : communiqué de presse du Mfdc samedi 31 mai 2008
J'ai reçus, hier, un communiqué de presse signé Jean-Marie François BIAGUI, Secrétaire Général du MFDC. L'homme qui fait la guérilla à partir de la France.
Faut le comprendre, en France, y'a pas de moustiques, y'a des cinémas, la télé, de la glace dans le frigo (pour le whisky, c'est meilleur) et Mc Donald au coin de la rue. Je ne suis pas déçus par ce texte : fumeux et verbeux comme je m'y attendais, un peu gonflé aussi. J'aime surtout : systématiquement, le MFDC se constitue partie civile, chaque fois que sont constatés, en Casamance, des homicides, ... ou tous actes similaires
De quoi se les mordre, des terroristes qui demandent la protection de la justice du pays dont ils veulent se séparer ! Y'a que chez nous que cela existe des choses comme cela.
Le Secrétaire Général
Déclaration:
La Casamance renoue avec la violence à la grande satisfaction de l’establishment diabolico-politico-affairiste…
«Il faut négocier avec ceux qui ont pris les armes; c’est avec les maquisards qu’il faut négocier; c’est avec ceux qui ont pris les armes qu’il faut faire la paix…»
C’est en ces termes que des voix on ne peut plus autorisées tentaient et tentent encore, depuis Ziguinchor ou Dakar, d’affaiblir le Secrétaire Général et, par ricochet, le Président du MFDC, pour des raisons crypto-personnelles, même pas politiciennes (ce qui aurait été d’ailleurs très honorable!) mais pour des raisons bassement personnelles. Et comme cette insidieuse invite à la défiance de la Direction du MFDC, émise si sournoisement à l’intention de nos frères du Maquis, n’avait pas fini de les convaincre quant à sa nécessité ou son bien-fondé, l’on a eu recours au colportage du mensonge, de la calomnie et de la diffamation, notamment en ayant affirmé sans vergogne, je cite:
«La Direction du MFDC est corrompue; Abbé DIAMACOUNE est corrompu; BIAGUI est corrompu; Ansoumana BADJI est corrompu; Bertrand DIAMACOUNE est corrompu; etc… etc…»
En fait, un moyen extraordinairement subtil de dysqualifier la Direction du MFDC sinon de faire liquider ses membres purement et simplement, pour des considérations qui n’ont de grandeur que la petitesse d’esprit des auteurs de ce stratagème.
Résultat des courses: eh bien! cela a convoqué des accointances contre-nature, qui ont généré à leur tour des familiarités sulfureuses, auxquelles, banalement, tout le monde a fini de s’habituer en Casamance.
Mais le résultat des courses, c’est aussi la guerre fratricide du MFDC qui en a résulté; tandis qu’il fut si facile, si confortable pour ses commanditaires ou ses promoteurs, de lancer tous azimuts, depuis Ziguinchor ou Dakar, des ‘‘SOS!’’, alors même que, pour des raisons bassement personnelles, ils auront été à l’origine puis au centre de l’entreprise diabolique et criminelle qui aura concouru à ce drame.
Le résultat des courses, c’est encore l’insécurité ou le sentiment d’insécurité qui, depuis, ont de beaux jours en Casamance, au grand dam des populations.
Le résultat des courses, c’est, évidemment, hélas! le double assassinat du Président du Conseil Régional de Ziguinchor, El Hadj Omar Lamine BADJI, le 30 décembre 2006, et de Samsidine Dino Néma AIDARA, Chargé de Mission à la Présidence de la République, le 20 décembre 2007, sous le couvert opportunément cynique et diabolique de l’insécurité ou du sentiment d’insécurité en Casamance. Sans oublier la mort brutale, le 14 février 2007, de nos frères Maurice Adiokhane DIATTA et de Ahmet Mahary DIATTA, et de plusieurs autres victimes, suite à des actes de braquage ou de racket qui, de manière délibérée ou non, se sont alors terminés si tragiquement.
Tout récemment, plus exactement le 7 mai 2008, les populations devaient découvrir avec effroi des actes criminels d’un genre nouveau en Casamance : la mutilation de l’oreille gauche d’une vingtaine de personnes par des éléments armés non identifiés à ce jour, ce qui justifia et provoqua du même coup la massification de l’armée dans les secteurs concernés d’une part, et le reveil des démons de la guerre d’autre part.
Des regards accusateurs s’étaient alors tournés vers le Maquis, encouragés en cela par les actes de prise d’otages (une vingtaine de civils) perpétrés et revendiqués comme tels, quelques semaines auparavant, par des combattants du Maquis Sud, même si le dénouement de cette affaire fut heureux.
Cependant, tout le monde devait apprendre, avec soulagement en ce qui me concerne, que le Maquis n’était ni de près ni de loin responsible de ces mutilations d’oreilles. C’est du moins ce qu’avaient affirmé, aussitôt après, les responsibles concernés du Maquis que sont César Atoute BADIATE et Antoine DIAMACOUNE, au moyen d’un communiqué où ils condamnaient notamment, avec la plus grande fermeté, ces actes criminels.
C’est là une démarche responsable, peut-être même un signe de maturité de leur part, que je salue. Une démarche responsable ou un signe de maturité qui s’inscrivent manifestement dans la dynamique de repentir individuel et collectif et de pardon mutuel en cours dans le Maquis, entre frères ennemis, et que je salue tout autant.
Au regard, donc, des événements et autres incidents récents qui se sont succédés en Casamance, le conflit casamançais passe pour une charogne tellement convoitée et appréciée qu’elle aura constitué le lit par excellence de certaines carrières politico-affairistes en Casamance.
Pour nous démarquer de cette nébuleuse diabolico-politico-affairiste;
Pour la dénoncer et la combattre, de manière implacable, objective et responsible;
A la faveur, notamment, de la maturité opportunément acquise ou retrouvée du Maquis;
Je demande, en ma qualité de Secrétaire Général du Mouvement, que, désormais, systématiquement, le MFDC se constitue partie civile, chaque fois que sont constatés, en Casamance, des homicides, des actes avérés de menace de mort, de racket, de braquage, de prise d’otages ou tous actes similaires tels que l’appel ou l’incitation au meurtre, considérés comme étant en relation avec le conflit, quels que soient leurs auteurs.
A cet effet, j’invite toutes les Bonnes Volontés, qui en éprouvent le besoin ou la nécessité, à venir œuvrer avec nous à la mise en place, à cette même fin, d’un collectif d’avocats ou de juristes. Car les Casamançais, tous les Casamançais en ont assez de l’impunité ou du sentiment d’impunité qui prévalent en Casamance.
Pour les mêmes raisons, nous ne saurions tolérer que les réfugiés ou déplacés casamançais, qui souhaitent regagner leurs villages, fassent l’objet de menaces ou d’intimidations de la part de qui que ce soit. Seuls des critères objectifs, tels que les mines anti-personnelles et autres objets polluants, doivent être pris en compte dans la gestion du processus de retour volontaire des réfugiés ou déplacés casamançais dans leurs villages respectifs.
Nous ne saurions tolérer, non plus, que le bateau, dont l’Etat vient de se doter pour assurer la liaison Dakar-Ziguinchor, au grand bonheur des populations, puisse constituer une cible pour quelque extrémiste que ce soit, sous le prétexte fallacieux et irresponsable qu’il porterait indûment le nom de ALINE SITOE DIATTA.
Villeurbanne, le 29 mai 2008
Jean-Marie François BIAGUI
Secrétaire Général du MFDC












Blog in English






Aucun commentaire pour le moment.
Leave a comment