Comme mentionné en tête du blog, celui-ci est (vaguement) produit sans journaliste diplomé, sans stagiaire, sans politologue ni intellectuel. Ce qui veut dire que je ne suis pas payé pour écrire ces conneries, que je ne suis pas invité dans les séminaires à Per Diem et que je ne vous inflige pas mon CV en bas de chaque post.

Je les écris, ces petites insignifiances, gratuitement, spontanément et dans un grand élan d'altruisme citoyen. Je les écris juste pour le plaisir, il ne faut donc pas que mes petites élucubrations vous perturbent et que vous leur accordiez plus d'importance que je ne leur en accorde moi-même. Et, si vous êtes vraiment accro, contrebalancez cette mauvaise influence avec la lecture assidue du Soleil national. Un lecteur m'a écrit qu'il avait réussi son sevrage en douceur. Aujourd'hui il ne lit plus mon blog en revanche il est devenu acariatre avec sa femme et ses enfants. Faut-il y voir la disparition de l'heureuse influence de mon blog sur la paix des familles ou les effets du profond ennui généré par une lecture sans précaution du Soleil ? Je ne sais pas, mais ce qui est certain, c'est qu'il est possible de décrocher de mon blog sans méthadone ni hospitalisation.

Accessoirement, il faut remarquer que, si le blog est bourré de fautes d'orthographe, il est, je crois, en revanche exempt de contre-sens, d'enfilages de perles, de posts publicitaires commandités et de bugs de logique défiant l'imagination.

J'avoue que quand un de mes petits enfants me dit que je fais moult fautes d'orthographe, je le félicite de sa vigilance et de sa science (comme quoi, l'école ne doit pas être le seul lieu d'instruction) mais n'en éprouve nulle honte. Et, s'il est un peu agé, j'essaye de lui expliquer la différence entre la forme et le fond. Qu'il ne faut pas s'arrêter à la forme. Faut aller plus loin... Ben oui ! Moi je préfère le fond. C'est mon droit.

Je comprends votre désarroi, chère Mlle Désabusée, où sommes-t-on si l'on se met à massacrer l'orthographe, à mépriser ce qui fut la gloire de Senghor ? Je vous avouerais que Senghor remplace pour moi, très efficacement, les somnifères. Dois-je en avoir quelque honte ? Que nenni !

L'emballage est précieux mais trompeur. Expurgé des mots nécessitant l'emploi du Larousse en 12 volumes, il ne reste qu'un discours fumeux et un peu suspect intellectuellement.

Je comprends votre désarroi, chère Mlle Désabusée, quand un ministre s'exprime encore plus mal, sur le fond et la forme, qu'un bloggeur. A qui se fier pour nous guider sur le chemin semé d'embuches qui mène à la compréhension mutuelle ? Je me le demande moi-même ! D'ailleurs, il m'arrive de me dire : "Mon p'tit gars, (c'est comme cela que je m'appelle quand je cogite avec moi-même) si les ministres sont aussi mauvais que moi, pourquoi ne suis-je pas ministre à leurs places ? " C'est ce que je me dis...

En fait, si je peux me permettre, et comme qui ne dit mot consens, je me permets donc, ce désarroi vous renvoie à votre propre problématique dans l'ici et le maintenant. En finale, vous posez la question qui tue : "Comment voulez-vous que l'on y arrive ".

Question à laquelle vous êtes la seule à pouvoir répondre. Arriver à quoi ? A apprendre l'orthographe ? A comprendre ? Et si oui à comprendre quoi ? La règle réglementant le pluriel "d'oeil de boeuf" ? La manière d'envisager ce que l'on a sous les yeux ?

Je comprends votre désarroi, chère Mlle Désabusée, mais je vous y laisse, ce désabusement n'appartient qu'à vous et c'est à vous de l'affronter.

PS : Si vos soirées sont un peu longues, vous pourriez utilement consacrer quelques minutes à corriger mes textes.