Le drame de ce pays mardi 22 juillet 2008
Contribution de Malamine Tandjigora
Une contribution est un rappel qui ne vaut qu’à l’endroit des dirigeants parce qu’elle rejoint une préoccupation citoyenne par rapport à l’ordre social. Ainsi succomber au péché mignon des journalistes qui consiste à parler à l’excès de la politique, ce n’est pas plonger dans leur illusion de croire que ce qu’ils disent peut emporter des conséquences sur le plan social.
Parler de la politique pour nous citoyens c’est rappeler à l’ordre nos dirigeants si naturellement enclins à la vénalité. Certes il est parfaitement tolérable qu’un leader puisse faire preuve d’opportunisme en composant pour tirer le meilleur part d’une situation. N’est ce pas tout à fait normal de sa part étant entendu qu’il révèle sa seconde nature ?
Mais on ne lui pardonnera jamais d’éluder les difficultés du peuple car en fin de compte ce qui est attendu de lui c’est tout simplement faire preuve d’autorité c-à -d faire face sans équivoque aux inquiétudes du moment de son peuple. Fuir ses responsabilités n’est ce pas, en termes crus, de la L-A -C-H-E-T-E ? Le drame de ce pays justement c’est cette propension de nos dirigeants accouchés par l’alternance à s’appuyer sur des connexions composées d’amis et de parents pour amplifier leur emprise sur le pouvoir. Il n’y aurait rien à redire sur la noblesse de la loyauté qui est apparemment recherchée si cette propension à s’entourer d’obligés de touts acabits n’écartait pas la compétence pour installer la sottise Hier, Idrissa Seck, - mais saperlipopette, qu’est ce qui me prend de parler ainsi du futur Président de la République ? – avait créé de toutes pièces une Thiès Connexion au sein de l’Etat et c’est à juste raison que ces contempteurs y ont vu une tentative véreuse de prise du pouvoir. Ensuite, c’est Abdoulaye Wade qui se singularise en bourrant son entourage immédiat de ses fils, neveux et amis. Qui à leur tour et chacun à son niveau essaie d’organiser une cour d’affidés. Enfin, C’est la même cause qui sert la récente danse du scalp… ah, là , franchement vautourdesque… autour du poste du sélectionneur de l’équipe nationale de football.
Il n’est pas excessif, dès lors, de prétendre que ces connexions font encourir un grave danger à la République et que l’Etat, osons le parier, ne sera plus le même après cette parenthèse d’une alternance politique si corrompue. En se prenant pour les boucliers de leurs parrains ces connexions outrepassent leur rôle – s’ils en ont réellement un – défrichent de nouveaux boulevards de la prise à l‘exécution des décisions au détriment de l’administration centrale, désuète et désharmonisée.
Le drame de ce pays, encore, c’est que son sort a trop longtemps reposé sur des économistes malhonnêtes qui n’ont pas éprouvé à un moment ou à un autre assez de pudeur pour nous entretenir la vérité. Au fond, ne faisaient ils pas office simplement de petits et de piètres financiers/fiscalistes ( tous les ministres des finances et du budget sans exception) ? Et qui ne considèrent le Sénégal que comme tremplin d’une carrière internationale dans les institutions cannibales internationales ! Bien au contraire ! D’ailleurs, l’un deux, Mamadou Lamine Loum en l’occurrence, a poussé franchement le bouchon trop loin et a osé, avec sa suffisance habituelle, confondre le Sénégal de 2000 avec l’Eldorado ! Quand même, parlons- nous du même Sénégal ? Non seulement ils n’ont pas pris au sérieux leur fonction mais encore ils se sont lamentablement plantés au regard de la situation actuelle. Pas de riz, pas de gaz, pas d’eau, pas d’électricité et pas d’Etat, est ce pour ce lamentable résultat, un pays de penurie chroniques, messieurs, que les Sénégalais vous paient des voyages magiques, des costumes chics et des bagnoles luxueuses et vous ont installé dans des bureaux climatisés ?
Malamine Tandjigora Cilpdak@yahoo.fr












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