Wade pris la main dans le ... Trou ! samedi 9 août 2008
Wade n'a toujours pas intégré que s'il est facile de mentir et de tricher, il faut néanmoins faire attention à qui l'on s'adresse. Tout le monde n'a pas la même propention à se faire berner impunément, à pardonner aussi facilement et surtout n'a pas le même pouvoir.
S'il est facile de mettre tout le monde dans le même sac, celui des bernables, il est dangereux de ne pas différencier ses interlocuteurs et surtout de leur appliquer un traitement uniforme.
Le Fmi est trompable, tout le monde l'est, mais trompable pas longtemps. Si on peut abreuver sa population d'inepties et de renseignements partiels et trompeurs, il n'en est pas de même du Fmi. Une fois que le Fmi a la puce à l'oreille, il est difficile de ne pas cracher le morceau, de refuser de répondre.
Comme un gamin, pris en faute, à qui on demande qui a mangé le plat posé sur un meuble et qui affirme que c'est le chien, Wade accuse son ministre du budget.
Mais qui peut croire sérieusement que le ministre du budget a pris, tout seul, la décision de faire de tels dérapages budgétaires sans ordres. Qui peut croire que, si le ministre a fait de pareils dépassements, personne n'ai rien vu. 450 milliards, ça ne passe pas inaperçu que diable !
La vieille technique Wadienne va reprendre du service : on m'a trompé. Si l'on peut le tromper aussi facilement sur un pourcentage aussi important du budget, c'est un aveu d'incompétence et d'irresponsabilité.
En réalité, ce trou de 450 milliards (?) est le résultat d'un mécanisme assez simple. On a besoin d'argent et pas de ressources, on utilise de l'argent destiné à autre chose, ce trou sera bouché avec par un emprunt ou un autre détournement de ressources. On peut cacher cette pratique un certain temps, le trou s'agrandit, la situation devient de plus en plus difficile jusqu'au moment où elle n'est plus tenable.
Depuis des années, Wade nous trompe sur les "dons", les emprunts, sur le budget, les dépenses, les dettes. Il est le maitre d'oeuvre de ces pratiques, il donne les ordres, tous les odres.
Qui sait, aujourd'hui, quelles sont les réelles dettes du Sénégal ? Le réel montant des dons ?
Pour financer ses grands travaux, ses subventions inutiles. Pour financer SANS réduire ses dépenses de prestige, les dépenses de pensions politiques, ses petits voyages, ses petits plaisirs. Et le reste... Wade a utilisé et utilise encore des pratiques qui conduiraient n'importe quel chef d'entreprise en prison
Quand on se soucie si peu de l'avenir de son peuple, on peut donner à Pierre le vêtement de Paul, on peut donner à Marcel le vêtement que Paul n'a plus et promettre à Paul de le rhabiller en lui donnant un vêtement que l'on a déjà promis 10 fois et que l'on ne peut acheter. On finira par l'acheter 30% de plus que son prix, à un commerçant qui, croyant faire une bonne affaire en préfinancant l'état, mettra des années à être payé.
Ce genre de pratique, dans la vie de Mr et Mme TOUT LE MONDE, s'appelle de l'escroquerie. Pour un pays, on dit pratiques de république bananière, c'est plus poli !












Blog in English






Leave a comment