Cette compagnie est montée grâce aux compétences gratuites de l'état sénégalais puisque tout le travail préalable de création est effectué par des fonctionnaires sénégalais. Je ne parle évidemment pas de p'tit Wade qui n'a ni la réputation d'être gratuit ni celle d'avoir la moindre compétence en matière d'aéronautique.

Mais, comme son père, p'tit Wade souffre du symptome de la science infuse, diffuse et confuse, ce qui lui permet de s'attaquer à tout et n'importe quoi du moment que cela se chiffre en milliards et qu'il y a des bédouins dans le coup... Et, des milliards il y en a, des bédouins aussi.

Nonobstant la rapacité prétée au dit ministre multi-casquettes et à la lumière de son omniprésence dans un dossier qui, en réalité, ne devrait le regarder que très peu, on peut s'interroger sur la réelle composition du tour de table de cette compagnie et/ou sur les discrets deals qui ont présidés à sa création.

Comme par hasard c'est une compagnie saoudienne qui devient partenaire statégique de la nouvelle compagnie. Et, toujours par hasard, c'est p'tit Wade qui signe une option d'achat pour 450 milliards de cfa d'airbus. Or, on sait que, même si la pratique est interdite, dans le domaine du commerce aéronautique, les commissions d'intermédaires ne sont pas faites pour les chiens.

Questions : Cette option d'achat n'aurait-elle pas du être signé par un représentant de la compagnie ? Comment un ministre peut-il signer une commande pour une entreprise où il n'est officiellement rien ? La commande est à quel nom ? Quelle est la réelle participation de l'état sénégalais et des Wade ?

A en croire les infos parues dans la presse, le tour de table serait de 17 milliards de francs Cfa, ce qui ne peut guère payer plus qu'un ou deux moteurs avec, peut-être, un train de pneus en prime.

D'où vient le reste de l'argent ? Certainement pas des saoudiens qui ne se contenteraient pas de 5% de la compagnie pour 430 milliards (64% détenu par le secteur privé national; 31% des parts détenues par l'état du Sénégal ). Alors ?