Nous sommes donc partis : le concombre masqué, poulette et moi-même, la mouette rieuse faisant la gueule, (personne ne mange de poisson le jour de la Tabaski) visiter chacun 20 concessions contenant entre 1 et 4 moutons ce qui nous faisait un panel d'environ 150 moutons. En réalité nous n'avons testé que 97 moutons, à la seconde concession que Poulette visitait, elle est tombée sur une ex-copine de l'époque où elle s'essayait au mannequinat et bien sûr, elles ont passé la journée à parler chiffons et feuilletons télé sentimentalo-craignos.

Dépouillement des résultats effectués il ressort que :

  • Le mouton du Sénégal est fabriqué tout en cornes, pattes et couilles. Les morceaux reliant ces divers éléments entre eux sont assez malingres.
  • Le mouton du Sénégal réduit considérablement une fois dépouillé de ce qui ne se mange pas, vous aviez un énorme mouton dans votre cour, qui une fois nettoyé ne remplit plus que 2 ou 3 marmites.
  • Le mouton du Sénégal est plein de graisse et participe certainement à l'augmentation des maladies cardio-vasculaires, en effet, au prix où on paye les moutons, on bouffe tout y compris la graisse. Ce qui est très très mauvais pour votre surcharge pondérale et partant très néfaste pour votre espérance de vie.
  • La consommation du mouton s'accompagne de l'ingurgitation de forces boissons hyper-sucrées. Il faudrait des études complémentaires pour vérifier s'il y a une relation de causalité entre les deux.
En conclusion, si le sacrifice d'un bélier n'était pas une obligation religieuse, j'aurai déconseillé la consommation de cet animal et sans doute demandé au gouvernement de faire une loi pour déclarer que cet animal est un danger pour la santé publique et en interdire la consommation.