La haine et la violence de ces "religieux" dévoyés ne peut que me conforter dans mon agnosticisme et mon laïcisme actif. Si, a priori, les réligions, en tant que philosophie, ne sont pas nécessairement fascisantes et totalitaires, ce qui resterait quand même à prouver pour certaines, elles se transforment toujours en dictatures dès lors qu'on leur laisse le soin de régir les sociétés.

Il ne faudrait pas croire que cela ne puisse arriver au Sénégal. A y bien regarder, 50 coups de fouets ne sont pas, par essence, fondamentalement différents d'un tabassage de journaliste pour "outrage au marabout" ou de l'arrestation d'homosexuels par une milice religieuse.

Paradoxalement, on peut penser que les pratiques religieuses totalitaires n'expriment pas une foi exacerbée mais plutôt un doute nié à grands élans de démonstrations spectaculaires et de coercition sur l'autre. L'autre, tant soit peu déviant, est un ennemi pour le fanatique religieux, en ce sens qu'il remet en doute la certitude en la croyance et le bien fondé de la dite croyance. Et qui dit remise en cause, dit doute et inconfort intellectuel. Le fanatique religieux est un minimaliste intellectuel, en réalité tellement peu assuré de sa croyance qu'il ne peut supporter le "non-croyant" et la confrontation avec d'autres croyances religieuses ou philosophiques. Il a peur de juger sa foi à l'aune d'autres pensées. Vu sous cet angle, le fanatisme religieux est une maladie de barbares qui ont besoin de la toute puissance sur l'autre pour conforter leurs certitudes dogmatiques si peu certaines.

Si les boeufs pensaient qu'il existe autre chose sur terre que de bouffer 10 ou 12 kilos d'herbe, de boire 5 litres d'eau par jour et de sauter une vache de temps en temps, ils deviendraient des hommes et c'en serait finit de leur quiétude.

Bienheureux les boeufs car ils ne doutent pas et tracent leurs chemins imperturbablement derrière leur berger... Mais je ne suis pas un boeuf !