Les gloires du showbizz m'indiffèrent en général et Mickael Jackson en particulier. Je n'ai pas changé d'opinion mais... mais je suis tombé un peu par hasard sur un blog assez peu fournit pour l'instant mais d'une remarquable qualité de texte. Suis donc tombé sur un texte analysant Mickael Jackson sous l'angle de sa représentation identitaire. De quoi me plaire. J'ai lu et n'en ai pas été déçu.
Nous sommes dans le bus M1, vers Harlem. Le bus est bondé, les gens se serrent, une journée d’été qui s’efface doucement sur Madison Avenue. Une conversation discrète, polie, plus qu’un murmure, une rumeur...Quand on sait la propension des Américains à libérer les décibels, la scène a quelque chose de surréel. Une dame qui demande : « … is dead ? ». On lui répond « Yeah »Sur le moment, nous n’entendons pas le pronom: He ? She ? On ne peut savoir, Farrah Fawcett est décédée ce matin…Mais la nouvelle d’une mort murmurée comme cela, une disparition presque chuchotée, comme si on ne voulait pas y croire, c’est nécessairement celle d’une légende. Dans un mouvement coordonné, nous sortons nos téléphones. Internet nous lâche l’improbable : « Michael Jackson Dies ». Incrédulité. Il faut confirmer. Nous multiplions les sources. En France, les gens dorment encore, la nouvelle est au conditionnel. Les journalistes doivent se dépêcher de rédiger leurs nécros, et comme dans la plupart des morts soudaines, aucune rédaction ne peut anticiper. Donc les pages ouvertes reprennent plus ou moins les mêmes données biographiques. On nous dit que le chanteur qui a rythmé nos jeunes années est né en il y a cinquante ans dans l’Indiana. On nous retrace sa monumentale carrière, ses déboires,son retour programmé et on termine par ce note unanime : Michael est l’une des plus grandes figures artistiques du 20ème siècle. > Lire la suite