L'art d'embrouiller les choses les plus simples... lundi 8 mars 2010
Les politiques sénégalais exellent dans l'art d'embrouiller les choses les plus simples. Depuis que le président du sénat sénégalais s'est laissé aller à écrire un courrier bien peu élégant où il se répandait en ragots nauséabonds sur la santé des leaders de l'opposition, histoire de défendre la santé mentale de son boss, le débat va bon train sur la santé de nos politiques.
Ce débat n'a aucun intérêt tel qu'il se déroule. Les leaders d'opposition n'étant investis d'aucune charge publique majeure, leurs états de santé ne peut intéresser que les militants de leurs partis.
En revanche, la santé d'un président ou d'un candidat président revêt une importance primordiale pour l'avenir du pays et de ses habitants. L'état de santé de Wade peut donc poser problème alors que celui de Dansokho (diabétique depuis longtemps) n'en pose pas puisque n'étant pas candidat à la présidentielle.
A ceux qui objecteraient que la santé d'un homme relève de sa vie privée, je dirais qu'un homme accédant à la présidence abandonne volontairement une partie de son droit au privé. Rançon du pouvoir.
On pourrait tenir le même raisonnement quand à l'âge limite pour être éligible.
Les limites ne peuvent être qu'arbitraires et subjectives. Quelles maladies doit être considérée comme invalidante et dangeureuse pour l'exercice du pouvoir ? Quel âge limite pour se (re) présenter ? Difficile à dire. La décision ne sera jamais entièrement satisfaisante mais aurait le mérite de fixer des seuils raisonnables. Ces limites, n'étant établies que sur des probabilités statistiques, ne garantiront évidemment pas l'accident de parcours qui sera toujours non prévisible donc non gérable.



















Réponse de naomed le jeudi 11 mars 2010 à 07:45
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