Prenons les arguments un par un. Il n'y a aucune (mal)chance que Wade gagne dès le premier tour sans frauder. Tout seul il n'a jamais fait plus d'une trentaine de % des votes et sa popularité n'a fait que baisser depuis qu'il est arrivé au pouvoir. Il n'y a donc aucun risque à avoir 2 tours d'élection présidentielle.

L'idée selon laquelle un candidat unique serait "lié" au groupe qui l'a désigné comme candidat est inepte. Rien ne peut lier le candidat vainqueur à ses souteneurs hormis son honneteté... Et encore ! Son honneteté allant d'abord aux électeurs qui l'ont élu et à la nation qu'il représente (hé, ne rigolez pas, je parle dans l'absolu !) .

Croire qu'une candidature unique peut regrouper plus d'électeurs que des candidatures multiples est une vue de l'esprit qui fait fi de la moindre psychologie. Les candidatures uniques devant, logiquement, réunir moins d'électeurs. Pour une raison très simple. La logique des partis n'est pas celle des électeurs. Les électeurs savent très bien qu'au second tour ils ne voteront sans doutes pas pour leur candidat mais pour le candidat restant en lice se rapprochant le plus de leurs aspirations. Mais avant de faire contre mauvaise fortune bon coeur, ils veulent exprimer leur choix en votant pour leur candidat. Et c'est leur droit, es en priver peut être ressentis comme un abus de pouvoir et un mépris pour leurs opinions. Ce n'est qu'une fois que les électeurs ont exprimés leur opinion profonde que vient le douloureux choix du "moins pire". D'autre part, on s'aperçoit que même les reports de voix ne se font jamais à 100%, du moins dans certains partis. Certains électeurs ne voulant absolument pas donner leur voix à un candidat particulier. Imaginez que dès le premier tour ce dilemme leur soit posé ?

On peut même supposer que certains partis de l'opposition feraient un vote contre certains candidats possibles de l'opposition dans le but d'être en meilleure posture d'éligibilité pour l'élection suivante. Certains vainqueurs étant plus génant que d'autre pour leur plan de carrière. Le vote révolutionnaire à droite, autrefois, cher à certains partis communistes européens, en quelque sorte.