Un chantier du Plan Jaxaay comporte plusieurs centaines de maisons et doit aisément rentabiliser des ateliers de préfabrications de briques, hourdis, poutrelles, huisseries... Ce qui devrait logiquement entrainer de substancielles économies d'échelle.

Or, il n'en est rien. Comment peut on parvenir à de tels prix ?

Il n'y a guère que 4 solutions :

  • - une partie de la subvention est inutile et s'évapore dans d'accueillantes poches
  • - les contrat de construction ont été données à des "entreprises" sans moyens financiers leur permettant de travailler en grand ou incapables de sortir du bricolage informel
  • - les marges bénéficiaires de ces entreprises sont excessives
  • - un savant mélange des 3 premières possibilités
Il faut noter qu'aucune tentative n'a été faite pour utiliser des matériaux locaux ni des méthodes alternatives de construction. Pourtant ces voies sont génératrices d'économies.

Il faut noter aussi que rien n'est fait pour promouvoir l'autoconstruction en groupe comme cela a été fait dans les années 1950 en France avec les castors ou comme cela se pratique aujourd'hui au Etats Unis dans la construction en terre.

Sans vouloir croire au miracle, ces méthodes de construction communautaire pourraient, néanmoins, rendre de grands services.

Dans ce domaine, comme dans beaucoup d'autres, nous pêchons par manque d'imagination et de curiosité sur ce qui se fait ailleurs (en Afrique et dans le monde). Nous utilisons des méthodes qui ont montrées leurs limites puisqu'elles ne peuvent pas résoudre nos problèmes de logement social. Et nous continuons à les utiliser alors que les plus visionnaires à l'étranger les abandonnent.