Excusez ce coup de matraque Mère, j'fais que mon devoir... jeudi 22 juillet 2010
Me suis toujours demandé ce que cogner sur des mères de famille qui manifestent pour exiger le dos d'âne réclamé depuis longtemps, justifié morts à l'appui, qui obligera les tueurs motorisés à ralentir dans un village et à épargner leurs enfants, pouvait provoquer comme état d'âme, chez un policier. Je pars, bien entendu, du postulat que les policiers ont (tous) une âme. Hypothèse gratuite et non prouvée me direz-vous. Soit ! Mais vous me connaissez, toujours bienveillant et enclin à donner le bénéfice du doute...
Obligé de cogner sur des femmes qui pourraient être leurs mères ou leurs épouses puisqu'elles vivent les même situations et sont tout aussi excédées. Sur des jeunes qui pourraient être leurs frères ou leurs enfants. Réprimer des revendications légitimes exprimées avec les seuls moyens à la disposition des populations puisqu'on ne les écoute jamais réellement, pour obéir à un ordre manifestement politique.
Que peuvent ils bien ressentir, ces policiers ?
Fierté du devoir accomplit ? Très improbable dans un pays où l'on ignore quasiment ce qu'est le devoir.
Honte vite calmée par la nécessité de faire manger la très nombreuse marmaille ?
Indifférence justifiée par le très facile argument de la non responsabilité puisqu'on ne fait qu'obéir ?



















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