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Politique au Sénégal
Le seul blog du Sénégal qui vous fait réfléchir sans douleur et sans vous sentir idiot

Le « petit JUGE FRANCAIS » et nous

Ce texte n'est pas de moi, j'ai oublié de mettre la source sur le moment. Et, aujourd'hui je ne sais plus d'où il vient. Désolé.

Car chaque 26 septembre, en même temps que nous commémorons un triste évènement, certains ont sur la conscience une catastrophe qui certainement aurait pu être évitée. Alors ils se demandent qu’est-ce qu’ils n’ont pas fait et qu’ils auraient du faire ? Quelle mauvaise décision ont-ils prise ? Enfin, quelle est leur part de responsabilité dans la mort de près de 2000 personnes ? C’est un lourd fardeau, difficile à supporter, et procès ou pas, ils sont déjà en train d’être punis par le tribunal de leur conscience. Mais dans le même temps, personne n’aime qu’on le regarde avec des yeux lui rappelant cette terrible responsabilité.

C’est donc compréhensible que la décision du juge Jean Wilfried Noël, du tribunal d’Evry, provoque une levée de boucliers chez les autorités sénégalaises. L’Etat du Sénégal ne va quand même pas laisser ses agents entre les mains d’un « petit juge français ». Ceci dit en passant, le magistrat est « devenu » petit juge uniquement parce qu’il a osé lancer des poursuites contre d’éminentes personnalités sénégalaises. > Lire la suite



Les fantasmagories illusoires de nos élites politiques

Une contribution à l'analyse intéressante, mais à mon avis, fausse sur un point important : ce que l'auteur décrit n'est pas une nouveauté au Sénégal. La seule nouveauté réside dans l'ordre de grandeur tant au niveau des transhumances que de l'impunité, du népotisme, de l'arrogance et du cynisme. Le reste n'est que variation sur le même thème, vieux comme ... l'indépendance.

par Moussa DIOP

Le Sénégal semble sombrer dans une profonde dépression : une apathie irrépressible traverse le corps social. Est-il dés lors légitime de décréter la mort d’une espérance politique ?

A l’espoir lui succède une déprime. Et au motif de vouloir guérir le Sénégal des maux qui l’accablent, nos élites, ou plutôt ceux qui se définissent comme telles, apprennent à se guérir de ces maux, aidées dans cette entreprise par des intellectuels de parodie nombrilistes et une certaine presse devenue de vraies machines à décerveler. Pendant ce temps, le pays réel s’éloigne, ses préoccupations ne sont plus prises en charge. Il se crée un fossé entre ce peuple et ceux qui sont censés répondre à ses préoccupations. Nos élites ne comprennent plus rien à la vraie réalité que vivent le peuple, ou aux choses de la vie tout court. Résultat, certains sénégalais ne se reconnaissent plus dans leurs élites qui forniquent entre elles. D’autres, par contre, semblent se résigner à une espèce de conformisme qui façonne un Sénégal décérébré. > Lire la suite



La biennale du Sénégal marche au piston ?

Reçus un mail aujourd'hui dont voici le texte (le titre est de moi):

Bonjour,

Pour votre information, voici le petit message que je viens de mettre dans un forum sur un site sénégalais (http://www.au-senegal.com)

"Je viens d’effectuer un calcul statistique par rapport aux artistes sélectionnés pour la Biennale Dak’Art 2008. Voici les résultats (sauf erreur de ma part) :

Sur 35 (j’ai cru compter 36) artistes retenus pour l’exposition internationale, il y en a 15 qui ont déjà participé à une précédente sélection depuis 2000, dont 8 pour qui c’est la 3ème fois et 7 pour qui c’est la 2ème fois (je n’ai pas eu le temps de remonter aux autres années depuis 1992, mais je pense que cela pourrait être aussi intéressant) !

D’autre part, 3 pays (Afrique du Sud, Cameroun et Sénégal) sur 17, représentent la moitié de la sélection 2008 !

Cela m’intéresserait un jour de connaître les conditions pour qu’un artiste puisse avoir droit à un "abonnement" pour faire partie de la sélection !

Quelles seraient vraiment celles-ci (en dehors des choix artistiques) pour faire partie du club hautement sélectif de cette biennale ?

On pourra peut-être m’en dire plus un jour."

Bien à vous et bon travail,
Marc Somville
Belgique



Création d’emplois au Sénégal : l'équation des entreprises formelles

Par Jacques Morisset, économiste principal. Article extrait du magazine "Les Échos de la Banque mondiale". Numéro 6 - Novembre 2007

Chaque année, près de 100 000 personnes trouvent un emploi au Sénégal. Or, 3 000 d’entre elles seulement déclarent un emploi stable occupé dans une entreprise formelle ou dans l’administration publique (voir encadré). Les autres travailleurs sont absorbés par le secteur informel, ce qui n’est surprenant ni dans les campagnes, ni dans les villes en raison de l’expansion du commerce et des services domestiques.

Pourquoi n’y a-t-il pas davantage d’emplois créés par le secteur formel de l’économie sénégalaise? Comment motiver ces entreprises à embaucher davantage ? > Lire la suite



Vers une crise alimentaire en Chine et dans le monde ?

Jean-Pierre Cabestan : En 1995, vous avez publié Who Will Feed China ? Wake-up Call for a Small Planet. Pouvez-vous brièvement présenter l’argumentaire de votre ouvrage, et expliquer pourquoi vous avez choisi ce moment pour lancer ce cri d’alarme ?

Lester Brown : Ce livre est en fait la suite d’un article que nous avions publié au mois d’août 1994, intitulé lui aussi Who Will Feed China ?, dans notre revue World Watch. J’ai compris depuis quelques années déjà que tout pays densément peuplé avant qu’il amorce son processus d’industrialisation perd invariablement une partie importante de ses terres arables au cours de ce processus du fait de la construction d’usines, d’autoroutes, etc... Dans le cas du Japon, de la Corée du Sud et de Taiwan, ce processus de perte de terres arables a été remarquablement similaire, entraînant une dépendance croissante pour l’approvisionnement en céréales. Aujourd’hui, ces trois pays importent 70 % de leur céréales. En terme de densité de population, et superficie de terres arables par personne, la Chine en est aujourd’hui au niveau du Japon des années 60, donc la question que l’on peut se poser est la suivante : « que va-t-il advenir des terres arables chinoises si le pays se développe de la même manière que le Japon ? » > Lire la suite



Gurdev Singh Khush: le biologiste qui veut conjurer la faim

source : Courrier de l'Unesco, propos recueillis par Ethirajan Anbarasan

Il a été l’un des architectes de la «révolution verte», qui a fait doubler la production asiatique de riz en 25 ans. Aujourd’hui, ce chercheur émérite* œuvre pour une «révolution encore plus verte» qui puisse conjurer la faim dans le monde au cours du prochain siècle.

Plusieurs experts redoutent une crise alimentaire en Asie à moyen terme: la population augmente et les taux de croissance de la production agricole fléchissent. La famine risque-t-elle vraiment d’y réapparaître?

Si les tendances actuelles persistent, la région sera confrontée tôt ou tard à des pénuries. Dans la plupart des pays d’Asie où l’aliment de base est le riz, la croissance démographique ne s’est pas encore stabilisée et la demande en produits alimentaires s’accroît. D’après les projections de l’ONU, il y aura en 2020 huit milliards d’individus sur terre, dont cinq milliards seront des consommateurs de riz. Pour satisfaire cette demande, la récolte mondiale de riz, actuellement de 560 millions de tonnes par an, devra passer à 840 millions. Tout ce riz devra venir des terres cultivées existantes car, dans beaucoup de pays, il n’y a plus de nouvelles terres cultivables disponibles. Donc, les pays asiatiques devront à la fois augmenter leur production alimentaire en général et promouvoir activement le contrôle des naissances. > Lire la suite



Lester Brown : Une grave crise alimentaire menace le monde

Interview de Lester Brown par Patrice Piquard pour Capital - 01-03-2006

Capital: Dans votre dernier livre, vous affirmez que la détérioration de l'environnement est si rapide qu'elle pourrait entraîner un effondrement de l'économie mondiale. A quelle échéance ?

Lester Brown : Dans vingt ans tout au plus, si nos comportements ne changent pas. Car aucune économie, aussi sophistiquée soit-elle, ne peut survivre à la destruction de l'écosystème dont elle dépend. Depuis 1950, la population mondiale est passée de 2,5 à 6 milliards d'habitants, et la richesse moyenne d'un Terrien a été multipliée par sept. Mais cette croissance phénoménale provoque l'épuisement des ressources naturelles. En 2004, les découvertes de gisements pétroliers n'ont représenté qu'un quart des quantités consommées. Et la disparition des forêts, l'expansion des déserts, la diminution des nappes phréatiques, la baisse des stocks de poissons dans les océans s'aggravent chaque année. Nul besoin d'être un financier chevronné pour comprendre que nous signons des chèques sans remettre d'argent sur le compte. Et si nous continuons, nous allons faire faillite. L’Histoire compte bien des exemples de civilisations qui ont disparu: les Sumériens, parce que leur système d'irrigation était déficient et avait imbibé de sel les terres cultivables ; les Mayas, du fait de la déforestation et de l'érosion des sols ; les habitants de l'île de Pâques, incapables de fabriquer des canots de pêche après avoir coupé tous les arbres. C'est ce qui nous guette. > Lire la suite



Agriculture biologique et sécurité alimentaire mondiale

Cet article met bien en lumière la difficulté des prévisions en matière de production alimentaire et de l'adéquation des méthodes utilisées. Accesoirement les prévisions et les analyses totalement contradictoires.

Par Léon Guéguen (Léon Guéguen est Directeur de Recherches honoraire de l’Inra, ancien directeur du Laboratoire de nutrition et sécurité alimentaire du Centre de recherches de Jouy-en-Josas, membre de l’Académie d’agriculture de France et rapporteur à l’Afssa.)

Après avoir relevé dans les conclusions de l’article de Léon Guéguen sur l’agriculture biologique (Science et pseudo-sciences n° 276, mars 2007) que ce mode de production resterait « de niche » et « ne permettrait pas de nourrir l’humanité », un lecteur signale opportunément qu’une Conférence internationale de la FAO sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire vient d’avoir lieu à Rome (3-5 mai 2007) et aboutit à des conclusions très différentes. Il cite en particulier deux phrases extraites du communiqué de presse : « Le rapport cite des modèles récents sur l’approvisionnement mondial qui montrent que l’agriculture biologique peut produire assez par tête d’habitant pour nourrir la population actuelle de la planète », « Ces modèles suggèrent que l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement ». > Lire la suite



Une réponse à la crise mondiale des prix alimentaires : l’agriculture familiale durable peut nourrir le monde.

Ce texte est intéressant et résume assez bien le point de vue des altermondialistes.

source : La Via Campesina, Rome, 14 Février 2008.

Les consommateurs du monde entier ont vu les prix des denrées alimentaires de base augmenter d’une façon dramatique ces derniers mois, entraînant de grandes difficultés particulièrement au sein des communautés les plus pauvres. En un an, le prix du blé a doublé et celui du maïs a augmenté de 50%.

Cependant la production n’est pas en crise. Les statistiques démontrent que la récolte de céréales n’a jamais été aussi abondante qu’en 2007.

Les prix augmentent pour diverses raisons. D’abord, une partie de plus en plus importante de la production est actuellement détournée pour la fabrication d’agro-carburants ; les réserves mondiales d’aliments sont au niveau le plus bas depuis 25 ans suite à la dérégulation des marchés par l’OMC et certains pays exportateurs comme l’Australie ont connu de mauvaises récoltes en raison d’accidents climatiques. Par ailleurs, les prix augmentent parce que des entreprises financières spéculent sur l’alimentation du monde, misant sur la perspective d’une offre insuffisante. La production alimentaire, sa transformation et sa distribution tombent de plus en plus sous la coupe de compagnies transnationales qui monopolisent les marchés. > Lire la suite



Sénégal : paroles de griot

Trouvé dans les commentaires de Seneweb. Anonyme

Lettre à mon roi . (faut pas fâcher hein moi çamuser)

Majesté, Bour Saloum, Yala na nga fi yag looooool té wèr.

Je m’incline profondément devant Votre sublime face. Je peine à mesurer l’honneur qui m’échoit d’être de vos sujets. Moi, le petit goorgolu touché par votre grâce. Merci mille fois. Yâ bâkh, gnola beugue, gnola sôpe. Ya fi gueune.

Majesté, vous nous avez sauvés. Il y a peu, nous étions encore de grandes gueules braillardes. De petits yaradikou, des boutchitikou sans foi ni loi, qui ne savaient même plus «fou sène taate beuné » ; comme aime vocifèrer ma badjiène. Bourba Abdou, que vous avez terrassé d’un « djéêle bou amoul bène wéranté», nous avait complètement égarés et gâtés-pourris. Quand il osait le dixième de votre audace, nous marchions de pied ferme jusqu'au palais, enlevions son mbakhané, dénouions son guégno et quatre gaillards le saisissaient pour le corriger bien bon. Gnaw !
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Dieu, es-tu là ?

Par Souleymane Jules Diop

Nous savions qu’on ne pouvait rien attendre de Wade. Les Saltigués du Sine nous avaient prédit des lendemains électoraux de feu. Mais nous n’en espérions pas autant. Un président est mort à la fin de l’année, un monarque s’est réveillé en lui, avec un discours du trône digne d’époque. Tout y est, y compris le cachet religieux, qui fait de nous tous, anciens enfants de la République déchue, des dignes fils du souverain monarque, représentant de Dieu sur terre. La République avait une langue officielle, le français. La nouvelle monarchie parle un wolof tout cru. La République avait une religion, la laïcité. La monarchie affiche sa nouvelle chapelle, elle est mouride. Qu’Abdoulaye Wade ait découvert tardivement ses profondes convictions mourides n’a rien de gênant. Mais utiliser les symboles de l’Etat, la télévision nationale, dans une adresse à la Nation, pour faire acte d’allégeance, et « reconnaître » le nouveau khalife est une insulte faite à toute la République. Mais Wade sait bien ce que les symboles religieux peuvent avoir de significatif, et il joue avec. En allant rendre visite au nouveau khalife avec son fils dans sa voiture, il assure déjà une transition qui tient lieu de symbole : si le pouvoir de Dieu peut se transmettre de père en fils, pourquoi pas celui des hommes ! Demain, le seul qui pourra assurer la continuité de cette manne financière pour cette confrérie qui n’a pas besoin de cette mauvaise publicité, c’est son fils Karim. C’est le message subliminal transmis à des milliers de fidèles, à une heure aussi solennelle. Le soir, il était déjà aux soins du président de l’Assemblée nationale, se rappelant déjà que dans ces trois jours de deuil, Macky Sall aussi avait le sien. > Lire la suite



Lettre ouverte aux compatriotes et pan africanistes du Sénégal

Très chers compatriotes

Dakar le 29 Décembre 2007

Wade et la Commission Européenne mènent le même combat contre la CEDEAO

Après avoir publié un texte intitulé « Que cache Wade derrière sa nouvelle fibre pan africaniste ? » le 12 Décembre 2007, je me permets, aujourd’hui, de vous écrire cette lettre, à propos de votre engagement dans sa campagne, contre la signature des « Accords de Partenariat Economique » (APE) avec la Commission de l’Union Européenne, le 31 Décembre 2007.

Vous conviendrez avec moi que, quand vous voulez justifier votre engagement, dans cette campagne, à partir des luttes, que vous et nous avions menées , chacun dans son terrain spécifique, pour amener tous les Chefs d’Etat en Afrique à refuser de signer les APE, je me trouve dans l’obligation morale de vous répondre.

En fait, je crois qu’il y a un très gros mal entendu sur le refus de signature des APE, que Wade entretient à dessein, jusqu’à parvenir à embarquer dans sa « croisade contre les APE » des hommes et des femmes de votre trempe.

En effet, il est de notoriété publique, que tous les Chefs d’Etat d’Afrique ont accédé à la requête des « forces vives africaines organisées » pour refuser, dans un bel élan d’unanimité, qui fera date dans l’histoire des peuples, de signer les APE, dans le contenu que l’Union Européenne leur a donné. > Lire la suite



Le vicieux-président

Par Souleymane Jules Diop

Abdoulaye Wade aime les idées courtes dans les phrases courtes : « Je n’ai pas de dauphin… Je cherche encore… Karim n’est pas mon option ». Ce sont elles qu’on retient le plus facilement et elles ont un avantage : on peut les changer plus… facilement. Mais surtout, les phrases courtes vont bien avec les mémoires courtes. Wade en a une. Il ne faut donc pas être surpris qu’après avoir traité Idrissa Seck de voleur, lâché sa meute de bigotes à ses trousses, il revienne nous le flanquer vice-président de la République. C’est un coup de sabot donné à ceux qui le croyaient capable de changer, mais c’est bien mérité. Wade n’a jamais voulu d’un Premier ministre, il fera disparaître le poste. Adjibou Soumaré était là pour conduire la défunte République à sa dernière demeure. Le président a toujours voulu d’une vice-présidence, il en mettra une dans sa voilure, quitte à aller au naufrage. Ce n’est pas une simple idée. Adjibou Soumaré a été prié de quitter l’ancienne maison militaire, qui deviendra résidence principale du vice-roi, son altesse Idrissa Seck. Là sera son trône, et son entêtement le privera encore de toute retenue dans la conduite des affaires. De là-bas, tenez-vous bien, il est même prévu un petit tunnel qui traverse la rue pour s’encastrer net dans le bureau du chef de l’Etat. > Lire la suite



COMMENTAIRE DU JOUR : Nouveau marchandage

Et on continue dans la revisite du passé pour comprendre le présent.

par Abdou Latif COULIBALY

L’éditorialiste de « Sud Hebdo », précurseur de « Sud Quotidien », Babacar Touré écrivait, dans l’édition du journal (16 juillet 1992) qui révélait l’existence d’un marché conclu entre le président de l’époque, Abdou Diouf et son ministre d’Etat Abdoulaye Wade, que : « Si Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, après avoir ordonnancé ce théâtre d’ombres et de fumée, décident à la faveur de l’éclaircie provoquée par le [Gouvernement de Majorité Présidentielle Elargie] d’engager le Sénégal dans une logique de pouvoir négocié, sur le dos de la transparence démocratique, il est à craindre un reflux préjudiciable au profil et à la qualité du système politique de notre pays ». > Lire la suite



CHRONIQUE DE L’IMPROVISTE - « Légitimes » dépenses

source : SudQuotidien, par Henriette Niang-Kandé

Certains mots sont plus souvent employés plus comme gargarisme publicitaire et populiste que comme outil linguistique désignant une réalité tangible. La fierté, (au sens national du terme), n’est-elle pas avant tout une reconnaissance, une conscience de ce que l’on doit à son pays, à son histoire, et à ceux qui l’ont écrite. La fierté nationale, ce n’est certainement pas l’achat d’un nouvel avion. D’autant plus qu’il y seulement quatre ans, 15 milliards avaient servi à « réparer » la Pointe de Sangomar, qui n’est plus « digne » de Maître. Pour les théoriciens de l’achat d’un avion, c’est une honte que « l’homme le plus diplômé du Caire au Cap » soit « transporté » par ses homologues, dirigeants de pays plus pauvres que le nôtre, et que Maître fasse l’objet de « yekkal » comme un simple usager de clandos entre le rond-point Scoa et « Buntu Pikine ». Un avion vert-jaune-rouge faisant le tour du monde contribuera t-il à rétablir la confiance des Sénégalais dans le fonctionnement de la République dans laquelle ils vivent ?

Dans l’inventaire de l’épopée de l’Alternance, le chapitre « fierté » prend la forme d’une planche à billets qui débite des milliards depuis presque huit ans. Ces milliards, utilisés, selon les « légitimes » dépenses de Maître, selon ses humeurs, ses envies du moment, ses projets virtuels, quels que soient par ailleurs le contenu et la qualité des dossiers, ont fini par dessiner une ligne de partage quadrillant une société sénégalaise qui enfante doucement une dynastie et une galaxie minées par un individualisme des jouissances. Un mur s’est dressé entre ce qui est devenue l’élite du 19 mars 200 et les populations, entre un Sénégal officiel, qui se pique de ce noble sentiment, et un pays des marges, renvoyé dans l’ignoble et qui puise dans le déni opposé à ses difficultés d’existence, l’aliment de son coup de sang de la semaine dernière. > Lire la suite



Rimka, une chance pour le Sénégal

La génération du concret est une réelle chance pour notre pays. Loin des discours ronflants, des promesses non tenues, Rimka, comme l'appellent ses potes, est le prototype du jeune sénégalais plein d'avenir. Ayant passé de nombreuses années à se perfectionner dans les arides techniques du managment, il revient au pays afin d'oeuvrer pour son développement.

Que d'abnégation ! Alors que toutes les grandes banques d'affaires du monde ont essayé de se l'accaparer ! Rotchild, Lazar ... Rien n'y a fait, résistant à l'appat de l'argent, n'écoutant que l'appel du sang, il est revenu se mettre au service de son pays. > Lire la suite



Quand l'Informel prend le dessus sur la République

Par Henriette Niang Kandé, Sudonline

Que propose t-on à tous les anonymes attendant des actions de développement ? Rien que de la phraséologie. Et les Sénégalais retiennent aujourd’hui de la gouvernance de l’Alternance des anecdotes cocasses. Les vainqueurs du 19 mars 2000, ressasse t-on, construisent des châteaux (de cartes ?) pour eux, « achètent » et se partagent des véhicules et des terrains, pour femmes et futures épouses au corps de bébé, pourvu qu’elles leur rappellent leur jeunesse volée par le poids de l’opposition d’alors. Ils nous démontrent à longueur de temps que leur mode de gestion de l’Etat est une pétaudière où le seul jeu est la politique des boules puantes. > Lire la suite



Emeutes de Dakar : Le commentaire de Abdou Latif Coulibaly


Photo : Rewmi

Quand l’improvisation, le pilotage à vue et le culte du coup spectaculaire qui étonne, sont érigés en mode de gouvernement, le citoyen est naturellement placé, et en permanence, dans une posture d’insécurité qui le hante à tout instant. Aussi, tente-t-il parfois, par instinct de survie d’en échapper. Il peut s’y prendre par des moyens violents, dès lors qu’il a le sentiment d’être méprisé et réduit à moins que rien. On ne peut pas dire depuis hier, que la prise en charge de la révolte du peuple est devenue effective. Elle n’est certes pas amorcée. Seulement, ce qui s’est passé sous nos yeux à Dakar, peut être considéré comme une chaude alerte. Tout cela donne des idées et aiguise les appétits d’en découdre des citoyens qui plient encore sans pour autant rompre, sous le poids des difficultés quotidiennes et de la peine infligée par l’arrogance des méthodes de gouvernement. La révolte (passagère ?) doit inciter à la réflexion, de la part des autorités qui ont en main la conduite des destinées de ce pays. C’est un impératif catégorique. Demain, il sera trop tard pour elles, mais aussi pour la stabilité de cette nation et de la sauvegarde durable de la paix civile. > Lire la suite



Vers quelles Assises nationales ?

Contribution tirée du Quotidien, par Jean Christophe PAYE - Dakar.

Intéressante contribution, quoique sentant un peu trop "l'expert" et reposant sur l'éternel présupposé qu'au Sénégal on aurait tout inventé et qu'il suffirait de se servir dans le catalogue et d'appliquer. Ce qui reste à prouver. Comme il resterait à prouver que ce qui a été inventé hier soit la solution d'aujourd'hui. Le peuple, les citoyens, la société civile, quel que soit le nom qu'on lui donne, est désespérément absent de ce texte, or, vu la désaffection du peuple, pour ne pas dire sa méfiance pour toutes les organisations, les assises n'ont aucunes chances de déboucher sur quoi que ce soit si le peuple n'y est pas associé d'une manière réelle.

Par Jean Christophe PAYE

Il faut le dire d'emblée, la lecture du projet, m'inspire une pointe de déception et surtout, une certaine inquiétude pour la suite. Je n'y ai, en effet, senti aucun souffle annonciateur de hautes œuvres, mieux ou pire, le texte me donne l'impression de «déjà vu», de «déjà entendu», car ne recelant aucune «valeur ajoutée» par rapport aux plans gouvernementaux élaborés au fil des ans ou aux conclusions des sempiternels séminaires dont nous sommes si friands. Je crois que nous sommes là en face du premier écueil auquel le Front est confronté, celui de la maturation de ses termes de référence ; en effet, ce travail lui incombe et son souci d'œcuménisme ne doit pas transférer aux Assises une telle responsabilité, au risque de voir celles-ci s'embourber. > Lire la suite



Fémicide au Congo

source : Sisyphe par Élaine Audet

"Un véritable fémicide a lieu en ce moment dans la République démocratique du Congo", a déclaré Stephen Lewis, ancien ambassadeur du Canada à l’ONU et envoyé spécial de l’ONU pour le VIH/SIDA en Afrique, lors d’une conférence à l’Université de Montréal, le 9 octobre 2007. On assiste à une barbarie indicible sous l’œil du monde sans que personne n’intervienne. La violence est si extrême qu’il est impossible de la décrire à la radio, ajoute Aline Gobeil de Radio-Canada. Il n’y a aucun équivalent sur terre, selon Stephen Lewis. Ce qui se passe dans l’est du Congo est la continuation du génocide au Rwanda. Des miliciens hutus ont trouvé refuge au Congo, depuis 1994, attirés par ses richesses, et y perpètrent en toute impunité, à la face de l’opinion mondiale, viols, mutilations, cannibalisme.

L’année dernière, Sisyphe avait publié un article de Rory Carroll affirmant qu’en huit ans, des dizaines de milliers de Congolaises ont été violées et torturées par des militaires et des proches. Le 7 octobre dernier, le New York Times publiait un article parlant d’"épidémie de viols au Congo" ! Un médecin travaillant dans l’épicentre de cette "épidémie" déclare qu’on ne sait pas pourquoi ces viols ont lieu, mais qu’une chose est claire : "Ils ont pour but de détruire les femmes." > Lire la suite





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