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VIVRE AU SENEGAL

Quelques billets et mini reportages sur la vie quotidienne au Sénégal.

dimanche 30 septembre 2007

Scènes de rue au Sénégal

En face d’une mosquée de Dakar, c’était le soir, un peu avant l’heure de la prière. Je pense qu’ils attendaient de s’y rendre. Les gens passent beaucoup de temps hors de chez eux, la rue est un espace social, en raison de l’exiguité des logements et de leur surpeuplement.

hommes dans la rue près de la grande mosquée de dakar

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mardi 18 septembre 2007

Reforestation

La déforestation est un souci important au Sénégal. Malgré les campagnes annuelles de replantation, le Sénégal continue à perdre son couvert forestier. Les actions entreprises ne sont pas assez puissantes ni assez résolues. De plus l’idée est restée au sein de la population que cette tache appartient à l’état seul. Or, même si l’état était résolu et il ne l’est pas, il ne pourrait venir à bout du travail nécessaire sans qu’une partie de celui-ci ne soit pris en charge par la population.

Les photos que je vous propose sont des fresques d’environ 3 m x 2 m peintes près du portail du parc de Hann à Dakar. Elles illustrent de manière “naive” les divers aspects de la reforestation.

Les femmes plantent les jeunes arbres.
Les femmes sont beaucoup plus mobilisables que les hommes au Sénégal.

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vendredi 14 septembre 2007

La fête au Sénégal

La fête familiale est extrêmement importante au Sénégal. Les gens peuvent faire de centaines de kilomètres pour assister à une fête familiale. Cela peut paraitre étonnant dans un pays aussi pauvre de faire de tels frais de transport. Faire la fête, (je parle des fêtes familiales, pas des night clubs que je ne connais pas) c’est un moyen de reconfirmer l’appartenance à un groupe familiale, à un groupe lignager, de resolidifier les liens de parenté. a ce titre, c’est primordial pour un africain attaché aux valeurs traditionnelles.

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jeudi 13 septembre 2007

Sénégal : communication par l'image

La communication par l’image est très utilisée en Afrique, en général beaucoup plus qu’au Sénégal : beaucoup de gens sont analphabètes et même, pour beaucoup d’alphabétisés l’écrit n’est pas une habitude ancrée. De plus dans les cultures africaines, la communication orale et visuelle est traditionnellement prépondérante. On communique pour les enfants et les parents.

La série de peintures murales que je vous propose aujourd’hui a été prise il y a quelques années à Dakar, sur les murs d’une école. Je ne sais si les peintures existent encore.

Dans la photo ci-dessous, le message fait allusion au choléra, maladie endémique et fréquente au Sénégal, on appelle cette maladie la maladie des mains sales…



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mercredi 12 septembre 2007

Un village serere

Il existe deux zones de population serere au Sénégal. Une à l’est du Sénégal, vers la frontière du Mali, l’autre près de la mer, en dessous de Dakar. Il semble que les populations près de la mer soit venues de l’intérieur des terres, il y a quelques siècles, à l’époque de l’islamisation “un peu musclée et obligatoire” de l’ethnie. Certains, fidèles à leurs croyances traditionnelles, se seraient exilés jusqu’à la côte.

Un village serere est structuré plus ou moins au carré avec des chemins à peut près réguliers. Il n’y a pas de maisons à l’extérieur du village. Il existe toujours une grand place de village.

Les concessions sont cloturées avec des barrières de tiges de mil. Une concession contient de nombreuses cases. Le chef de famille à la sienne et chaque co-épouse possède la sienne qu’elle occupe avec ses jeunes enfants. Quand les enfants grandissent un peu, ils occupent des cases à part.

Quand les garçons se marient, ils se construisent une case dans la concession familiale où ils vivent avec leur épouse. Quand celle ci devient trop petite ou qu’il existe des problèmes de cohabitation, ceux qui veulent partir demande leur propre concession.

Aspect extérieur typique d’une concession serere.

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mardi 11 septembre 2007

La mer à Dakar

Bien qu’entourée par la mer sur 3 côtés, les plages sont rares à Dakar. Le littoral est essentiellement constitué de falaises. Malgré tout quelques rares plages permettent d’aller faire trempette. Pendant les vacances et les week end de la période chaude, ces quelques plages ressemblent un peu à Cannes au niveau de l’occupation du m2 de plage, hormis que les baigneurs sont un peu plus bronzés que sur la côte d’azur !

Le reste de l’année, l’eau est froide 13, 14°, je sais que c’est à peine moins qu’en Bretagne en juin, mais c’est beaucoup trop froid pour nous. Ne reste que des gamins et quelques vieux lebous qui sont quasiment nés dans l’eau et ne peuvent s’en passer par n’importe quel temps et température.

Le quartier du plateau vu de la corniche

dakar, la corniche

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mercredi 05 septembre 2007

Pirogues du Sénégal

Les pirogues font parties du folklore visuel du Sénégal. Elles sont des milliers, toutes plus colorées les unes que les autres.

La pêche est le deuxième poste des exportations du Sénégal, elle fait vivre des dizaines de milliers de familles. Les mises à terre diminuent : les ressources halieuthiques ont été mises à mal par la surexploitation du stock et certaines zones de pêche lointaines que fréquentaient les pêcheurs sénégalais se ferment à eux.

La paix revenue dans leurs pays, la Sierra Leone et le Liberia se sont remis à la pêche et donc restraignent les autorisations de pêche pour les étrangers. La Mauritanie qui autrefois n’avait pas de vraie tradition de pêche s’y met aujourd’hui et à diminué drastiquement les autorisations.

Le poisson est la principale source de protéines au Sénégal. Consommé frais dans les zones proches de la côte, il est mangé fumé ou séché dans l’intérieur du pays.

Pirogue prête à prendre la mer

pirogue sénégal

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mardi 04 septembre 2007

Les troupeaux au Sénégal

Au Sénégal et en Afrique en général, l’élevage est extensif et peu productif. La stabulation est rare. Les troupeaux sont laissés à eux-même pendant toute la saison sèche et errent dans la brousse à la recherche de nourriture.

Après l’hivernage il reste de la verdure, plus le temps avance il ne leur reste que les déchets de culture laissés en place et au bout de quelques temps, il n’y a plus rien. La mortalité dans les troupeaux est très importante, 1 veau sur deux meurt.

L’état subventionne de la nourriture animale pendant quelques mois de l’année, mais les quantités sont bien insuffisantes.

Les rendements agricoles sont trop peu élevés pour que l’on puisse consacrer de la terre à produire du fourrage. Dans certaines régions où il reste de la terre en friche, les agriculteurs récoltent de la paille. Mais rares sont les régions où toutes les terres capables de produire ne sont pas cultivées.

Un troupeau rentre au village en fin de journée.
Nous sommes en janvier, il reste encore des tiges de mil dans le champ.

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lundi 03 septembre 2007

L'eau au Sénégal

L’accès à l’eau potable est un vrai problème pour beaucoup de gens au Sénégal. Dans beaucoup de régions, les nappes phréatiques ont beaucoup baissé ce qui fait qu’en fin de saison sèche beaucoup de puits sont à sec. Dans d’autres régions les nappes sont saumatres, seuls quelques puits donnent une eau potable.

Les nappes sont en général profondes, ce qui nécessite des forages et des pompes motorisées. Nombre de forages ne marchent plus faute de pompe en état de marche.

L’entretien ne fait pas parti de la culture sénégalaise, l’entretien régulier des pompes n’était pas effectué et aucun argent n’était économisé pour les futures réparations inévitables. Un groupe de forage à l’arrêt pendant des mois voire des années porte une leçon très dure au villageois qui petit à petit acquièrent cette culture de l’entretien et de la prévision. Leçon chèrement acquise !

un puit dans un village serere, début d’hivernage

puit dans village serere

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vendredi 31 août 2007

Sénégal insolite...

Cette photo a été prise l’an dernier pendant les grandes inondations de l’hivernage. J’étais dans un car à l’arrêt dans cette flaque d’eau de plusieurs kilomètres. Devant nous des voitures moteurs noyés que l’on poussait sur les bas côtés. Faut vous dire que pour rentrer ou sortir de Dakar il n’y a quasiment qu’une seule route. Et quand elle est inondée….

J’ai du regarder cette affiche pendant au moins 2 minutes avant de m’apercevoir du comique de la chose. Un panneau vantant une eau minérale, planté dans une mare où tous les égouts de Dakar s’étaient déversés… Chez nous on n’est pas à un paradoxe près !

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jeudi 30 août 2007

La tombée de la nuit au sénégal

Coucher de soleil sur un village serere



Les couchers de soleil ne sont vraiment beaux qu’à la saison des pluies, entre juin et septembre.

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mardi 28 août 2007

De l'autre côté de la porte...

Une internaute me demandait dans un mail si toutes ces photos étaient de moi. Elles sont effectivement de moi. Elle sont extraites d’une collection de plusieurs milliers de photos faites depuis 15 ans. Essentiellement des photos argentiques. Je ne possède pas d’appareil numérique, je m’en fais préter un de temps en temps, mais c’est un peu difficile. C’est pourquoi les recettes ne sont pas accompagnées de photos. Sur papier cela me coûterait une petite fortune.

J’ai reçu d’assez nombreux mails exprimant le plaisir de voir ces photos et les commentaires qui les accompagnent. Je vous en remercie et ne peux que vous dire ma joie de vous faire découvrir mon pays.

goree

Aujourd’hui pas de commentaires, juste pour le plaisir des yeux comme disent les “banas banas” de mon pays en essayant de refourguer des souvenirs de pacotille aux touristes.

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lundi 27 août 2007

Portes et fenêtres de Gorée

Musée Henriette Bathily

ile de goree

Si Gorée est un haut lieu historique et touristique, Gorée est aussi une commune où vivent de nombreux habitants. Pour un concours il y a plusieurs années j’avais pris de nombreuses photos de portes et de fenêtres des maisons de Gorée. Je vous en présente quelques unes.

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dimanche 26 août 2007

Gorée l'ile au esclaves...

L’arrivée à Gorée

goree l'ile aux esclaves

L’ile de Gorée, à quelques encablures de Dakar est la mémoire de l’esclavage au Sénégal. On l’appelle d’ailleurs l’ile aux esclaves. Gorée est le premier point occupé par les européens au Sénégal. L’ile servit très longtemps comme base commerciale avec l’europe y compris comme lieu de “stockage” d’esclaves.

La tradition veut que des millions d’esclaves soient partis de Gorée pour les amériques. Vu le manque d’eau et de superficie de l’ile, il est probable que Gorée ne devait être qu’une petite escale de traite. L’essentiel de la traite ne passait pas par Gorée.

Tout respire l’histoire à Gorée. Hormis les guides et la pacotille touristique.

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samedi 25 août 2007

La brousse à l'hivernage

A l’époque de l’hivernage, au nord de la Gambie, la brousse est couverte de champs de mil et d’arachides. Le mil, selon les espèces peut atteindre 3 mètres de haut. C’est la base de l’alimentation d’une grande partie de la campagne sénégalaise.

Les champs de mil peuvent être envahis par des multitudes de petits oiseaux jaunes de la taille du moineau, ces oiseaux surnommés mange-mil peuvent causer de très grands dégats aux cultures. Le gouvernements faits des campagnes d’éradication en rendant les femelles stériles à la période des accouplements.

Il ne faut pas confondre le mange mil sénégalais et le “mange mille” ivoirien qui lui désigne un policier. Les policiers ivoiriens étant voraces de billets de 1 000 cfa (environ 1,5 euro), les policiers sénégalais aussi d’ailleurs. C’est peut-être l’uniforme qui veut cela !

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vendredi 24 août 2007

Récupérer les terres salées...



L’espace que vous voyez depuis le premier plan jusqu’à la forêt, au fond, était une rizière il y a 20 ans. Depuis ces terres sont devenues progressivement salées. Elles sont récupérables puisque l’herbe arrive encore à pousser.

Le niveau de la mer monte, le niveau des mangroves aussi et les terres périodiquement inondées s’accroissent d’années en années. L’étendue que vous voyez s’étend sur les terres de 5 villages.

Il y a quelques années une ONG a aidé les villages concernés à s’organiser pour récupérer ces terres afin de les remettre en culture.

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jeudi 23 août 2007

Jardins de femmes

jardn de femmes en casamance

Traditionnellement le jardinage est une activité féminine dont la femme garde les recettes. Depuis quelques années, les ONG ont beaucoup appuyé les femmes pour développer le maraichage. Le jardin que je vous présente se trouve en Casamance, au sud du Sénégal et l’ONG qui les aide est espagnole.

L’ONG a installé une motopompe et un système de goutte à goutte sur une partie de la superficie. Quand je suis passée, il n’y avait plus d’essence pour la pompe, faute d’argent. a ce que j’ai compris il y a eut une erreur de gestion et l’association villageoise s’est retrouvée à cours de trésorerie. Ce qui obligeait les femmes à puiser l’eau à la main. L’animatrice du jardin, une habitante du lieu m’a dit que cela servirait de leçon et que dorénavant les femmes seraient plus prudentes…

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mercredi 22 août 2007

Portraits de femmes

Il faisait froid, c’était tôt le matin, un peu avant la récolte de mil vers le mois d’octobre. Le gamin était malade, de la fièvre, sans doute une crise de paludisme. Le paludisme est très fréquent pendant et après l’hivernage, chaleur et humidité, les précautions qui permettraient de l’éviter ne sont pas prises. Hormis les moustiquaires subventionnées par des ONG mais quasiment introuvables, elles coûtent 5 ou 6 000 cfa, trop pour beaucoup de familles. Le paludisme tue des milliers d’enfants et d’adultes tous les ans et la scolarité de centaines de milliers d’autres enfants est perturbée par les accès de paludisme à répétition.

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mardi 21 août 2007

Les commerces au Sénégal

Aujourd’hui j’ai décidé de vous présenter des commerçants et des commerces. Sur la photo au dessus, vous voyez mon “libraire”. Les livres à Dakar sont aussi chers qu’en France, peut-être même plus.

Comme je lis beaucoup, je n’ai pas les moyens d’acheter des livres neufs donc je cherche mes livres dans les “librairies par terre”. C’est le nom que l’on donne à ces commerçants de livres d’occasion. Mon libraire, lui a une cantine. On appelle cantine tout espace de vente, mon libraire lui dispose d’une armoire métallique. Quelque soit la modestie de la cantine la mairie de Dakar ne manque pas de prélever sa taxe tous les jours. Il semble que la perception municipale soit le seul service efficace à Dakar comme dans toutes les villes du Sénégal.

Nous avons un arrangement qui nous convient tous les deux. Il vend peu de livres, les sénégalais lisent peu en général. Quand je le visite, je lui achète tous les livres qui peuvent m’intéresser 7, 8, 10 ou douze, quelque fois plus. Comme il connait maintenant mes goûts, il fait le tour de ses collègues et ramasse tout ce qui peut m’intéresser.

Je choisis, je paye et lui redistribue à chacun ce qui lui revient. En une demi-heure je lui achète l’équivalent de 3 ou 4 jours de vente et moi, je ne suis pas obligée de négocier avec chaque libraire et j’achète mes livres à un prix raisonnable.

J’achète les livres entre 3/4 d’euro et 1 euro. Pour vous donner une échelle des valeurs, beaucoup de sénégalais travaillent à moins d’1/2 euro de l’heure. La provision de livres que j’achète nourrit donc une famille de sénégalais pendant une semaine.

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lundi 20 août 2007

Quelques portraits d'enfants

Dans un village Serere, à une trentaine de km de la frontière gambienne. C’est la brousse, la vraie brousse plate, nue en fin de saison sèche quand les animaux vagabonds ont tout nettoyé et qui se couvre d’herbe 8 jours après la premiètre pluie.

La région du mil et de l’arachide, d’élevage aussi mais avec une très faible productivité faute de nourriture animale. Région pauvre où une grande partie des hommes est à Dakar. Le texte mourir en accouchant relate une histoire vraie qui s’est passée dans ce village.

Il est tôt, aux alentours de 6 heures du matin. Les enfants terminent le plat que les adultes n’ont pas fini. La cane ramasse les miettes au sol.

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