La fête au Sénégal
Par Kary, vendredi 14 septembre 2007 à 15:00 :: VIVRE AU SENEGAL :: #352 :: rss
La fête familiale est extrêmement importante au Sénégal. Les gens peuvent faire de centaines de kilomètres pour assister à une fête familiale. Cela peut paraitre étonnant dans un pays aussi pauvre de faire de tels frais de transport. Faire la fête, (je parle des fêtes familiales, pas des night clubs que je ne connais pas) c'est un moyen de reconfirmer l'appartenance à un groupe familiale, à un groupe lignager, de resolidifier les liens de parenté. A ce titre, c'est primordial pour un africain attaché aux valeurs traditionnelles.

Ce qui est plus discutable, ce sont les dépenses de vêtements, chaussures, tresses qui sont faites à ces occasions. Il ne viendrait pas à l'idée d'une femme de porter autre chose qu'un boubou neuf et des chaussures neuves. Pour les hommes cela dépend un peu des ethnies. Les photos que je vais vous montrer sont celles d'une communion dans une famille diola (Casamance, sud du Sénégal). Dans cette ethnie, les hommes sont moins prisonniers de cette tradition de vêtements neufs. Il faut savoir qu'un boubou en beau basin brodé peut valoir plus de 40 000 cfa (environ 60 euros). Beaucoup de gens ne disposent que de cette somme pour nourrir leur famille pendant 1 mois.
Tout cela est lié à la notion d'honneur et de prestige. Dommage...
Il n'y a pas de cuisine au Sénégal sans pilon et mortier... Personnellement je me refuse à utiliser ces ustenciles qui pour moi représentent trop bien le statut de la femme africaine... Et si les hommes trouvent que les ingrédients ne sont pas assez finement broyés, ils peuvent se taper la corvée, je ne les en empêcherai pas !
Toutes les taches culinaires sont dévolues aux femmes. Il ne viendrait pas à l'idée d'un homme de s'y mettre. Certains jeunes hommes commencent à s'y mettre chez eux, mais de là à le faire en public...
Les femmes chantent facilement chez nous, surtout chez les diolas et les sereres. Il n'est pas rare qu'au cours de préparation de grands repas une femme chante, une autre enchaine, puis une autre. Une femme commence à battre le rythme avec des claquements de mains et une dernière avec la callebasse qu'elle a dans les mains. Très vite toutes les femmes chantent et rythment, cela dure quelques minutes puis le travail reprend...

La taille de la marmmite vous renseigne sur le nombre de personnes présentes. Les repas de fête sont simples. Le plaisir n'est pas gastronomique mais d'être ensemble.

Je ne résiste pas à vous montrer les superbes tresses d'une de mes nièces







Commentaires
1. Le vendredi 14 septembre 2007 à 17:50, par laetitialily
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