La patate douce est une plante vivace de la famille des Convolvulacées largement cultivée dans les régions tropicales et subtropicales pour ses tubercules comestibles.

La patate douce est probablement originaire d'Amérique du Sud. Cette plante, inconnue à l'état sauvage, s'est diffusée depuis très longtemps dans toutes les zones tropicales et subtropicales, aussi bien en Amérique et en Océanie qu'en Asie et en Afrique.

C'est une plante vivace à tiges rampantes pouvant atteindre jusqu'à 2,5 à 3 m de long.

Les feuilles alternes sont entières, au pétiole relativement long et au limbe de forme variable à bord sinué ou denté ou bien lobées, formant 5 à 7 lobes aigus, à nervation palmée.

Les fleurs à corolle soudée, de couleur violette ou blanche, sont très semblables à celle du liseron qui appartient au même genre. Elle apparaissent à l'aisselle des feuilles, isolées ou groupées en cymes de quelques fleurs.

La fructification de cette plante est très rarement observée en culture.

Elle produit des tubercules de forme plus ou moins allongée, voire arrondie, à la peau fine. Suivant la variété, la couleur de la peau du tubercule va du blanc au jaune, à l'orange ou au violet. Le tubercule est très riche en amidon; sa saveur sucrée et sa texture farineuse rappellent un peu celles de la châtaigne.

Les tubercules se mangent toujours cuits, à l'eau ou au four, ou bien frits, aussi bien en légumes qu'en dessert grâce à leur saveur sucrée.

Il en existe un type à chair sèche et un autre à chair plus aqueuse. La patate douce est un aliment de base dans les régions tropicale où elle prend la place de la pomme de terre. Les feuilles peuvent également se consommer à la manière des épinards.

Les tiges feuillées peuvent servir à l'alimentation des herbivores, aussi bien des lapins que du bétail ; elles constituent un excellent fourrage tant à l'état frais qu'après dessication.

Les tubercules sont aussi cultivés à cette fin. On recherche alors des variétés à tubercules volumineux et à grand rendement.

Outre l'amidon, les tubercules contenant aussi du saccharose (de l'ordre de 6 %) peuvent servir à la production d'alcool par fermentation et distillation, ainsi qu'à la production de fécule.